L’Esma publie les seuils de transparence sur le trading obligataire sous MIF 2
L’Autorité européenne des marchés (Esma) a sorti lundi les seuils pour le calcul de la transparence pre et post-trade sur les obligations dans le cadre de MIF 2. Cette contrainte est une nouveauté de la réglementation qui entrera en vigueur le 3 janvier. Mais les banques ont réussi à faire valoir l’argument du manque de liquidité pour obtenir des réajustements dans les standards techniques publiés en juillet 2016. La transparence «pre-trade» dépendra d’abord de la liquidité intrinsèque du titre, réévaluée trimestriellement sur trois critères cumulés : montant exécuté en moyenne quotidienne d’au moins 100.000 euros ; pourcentage d’au moins 80 % de jours de négociation ; nombre de transactions quotidien moyen d’au moins 15 en phase S1 (jusqu’à juillet 2018), 10 en S2, 7 en S3, 2 en S4. Ce premier paramètre devait éliminer déjà plus de 90% des obligations.
Une autre dérogation est donc prévue quand la taille de l’ordre, évaluée dans l’absolu (LIS) ou de manière spécifique à l’instrument pour un trading bilatéral (SSTI), sera supérieure à un montant au-dessous duquel se situe un certain «percentile» de transactions de la même catégorie d’obligations considérées comme liquides. Evolutif d’ici à mi-2021, ce calcul aboutit aux seuils ci-contre, assez nettement supérieurs aux planchers pour la phase S1.
Pour la transparence post-trade, les ordres considérés LIS ou SSTI pourront faire l’objet de différés dans le temps, voire de publications agrégées des volumes pour les titres souverains.
{"title":"","image":"144632»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
David Angel et Eric Heleine (FIX) : «Le protocole de trading devient toujours plus important avec la digitalisation des marchés»
A l’occasion de la Conférence FIX Trading France qui se tenait jeudi 17 septembre à Paris, les deux co-présidents du comité FIX Trading Community pour la France, respectivement directeur Europe continentale de Virtu Financial et directeur eTrading et Data chez BNP Paribas AM, analysent les nouvelles tendances dans le trading. -
Les taux allemands se détendent malgré la lourde défaite du parti de Friedrich Merz
En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où le parti d’extrême droite de l’AfD est arrivé en tête, la CDU du chancelier allemand passe sous le seuil de 5% qui donne accès au parlement. A l’extrême gauche, Die Linke a remporté Berlin. Les marchés ne croient toutefois pas à une chute du gouvernement. Les taux sont surtout guidés par le pétrole et le gaz. -
Quatre fonds de pension new-yorkais misent 300 millions de dollars sur le logement
Les caisses de retraite des enseignants, des employés municipaux, des policiers et des pompiers de New York confient 300 millions de dollars à un fonds obligataire original.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
AgismeAu Maroc, des élections législatives sans jeunes
Le pays vote mercredi pour renouveler le Parlement, mais les revendications de la jeunesse exprimées pendant le mouvement Gen Z 212, et rappelées après les événements de Ceuta, sont totalement passées au second plan -
OusteLoyers impayés : le ras-le-bol des propriétaires
Face à la hausse des loyers impayés, certains propriétaires bailleurs paient leurs locataires pour les voir quitter les lieux. Plutôt que de subir de longues procédures judiciaires... -
Les bons comptes...Au procès de Rachida Dati, les confessions d'une eurodéputée intermittente
La maire du 7ᵉ arrondissement et ancienne ministre de la Justice, jugée pour avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 de Renault-Nissan, assure qu'elle était l'avocate du constructeur mais certainement pas eurodéputée-lobbyste