Les revenus des banques de détail devraient rester sous pression en France
Les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets au quatrième trimestre dans la banque de détail en France. L’activité devrait souffrir des mêmes maux que les trimestres précédents et ses revenus, qui vont rester sous pression, devraient continuer à marquer le pas. Ils sont en baisse en France en 2014 depuis le deuxième trimestre (-1,7%) et s’étaient contractés de -1,4% au troisième trimestre, rappellent les analystes de Citi. Ils étaient en légère croissance au quatrième trimestre 2013 (+ 2,7%) mais avaient déjà commencé à décroître dès le quatrième trimestre 2011.
En cause, la persistance des taux bas qui pèse sur les marges d’intérêt et la faiblesse durable de l’activité économique, ainsi que la réglementation qui grèverait certains revenus. «Nous attendons les mêmes tendances sur un an qu’aux précédents trimestres avec des revenus sous pression», insistent les analystes de Deutsche Bank. Chez BNP Paribas, qui ouvre le bal des résultats annuels le 5 février, le consensus, rapporté par UBS, attend toutefois que les revenus de la banque de détail augmentent de 5,7% sur un an au quatrième trimestre, à 5,991 milliards d’euros. Un autre analyste prévoit une baisse des revenus de 2% pour la banque de détail de BNP Paribas, hors provisions liées à l’épargne logement.
Le bénéfice net des banques de détail françaises, en légère hausse au troisième trimestre 2014 (+1,3 %), avait baissé au second (-2,3 %), rappelle Citi. Il avait crû de 13% au quatrième trimestre 2013 mais ressortait quasiment systématiquement en baisse chaque trimestre depuis fin 2011.
Deutsche Bank prévoit un résultat avant impôt de 1,36 milliard d’euros au quatrième trimestre pour la banque de détail de BNP Paribas, le chiffre plus bas depuis deux ans à l’exception du quatrième trimestre 2013 (1,127 milliard d’euros). L’évolution est donc tendanciellement à la baisse.
Les investisseurs attendent au tournant la performance de la banque de détail en France, alors que cette division a également particulièrement sous-performé il y a un an à la Société Générale et au Crédit Agricole, explique Deutsche Bank, selon qui le résultat net de la banque de détail en France de la Société Générale va ressortir à 298 millions d’euros, en hausse de 5 % sur un an mais au plus bas de 2014. Même mouvement pour les Caisses régionales du Crédit Agricole, avec un résultat net de 204 millions d’euros, le pire depuis début 2013.
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