Les réseaux et la gestion soutiennent les résultats de BNP Paribas
BNP Paribas a dépassé les attentes des analystes dans l’ensemble de ses activités au premier trimestre. Cette performance lui permet d’afficher un bénéfice net de 2,62 milliards d’euros (le consensus Reuters anticipait 2,24 milliards). Il progresse de 14,6% sur 12 mois et de 69% par rapport au quatrième trimestre 2010.
Suivant une tendance sectorielle, le recul des provisions a joué en faveur de la banque. Les provisions baissent de 33%, à 919 millions d’euros (soit un coût du risque de 54 points de base), traduisant le redressement de la conjoncture. L’amélioration du profit de risque est sensible dans les activités de détail: les provisions ont reculé de 50% pour la filiale américaine BancWest et de 34% dans la banque de détail en France. La baisse du coût du risque de 56 pb (à 196 pb) contribue à faire progresser de 62% le résultat avant impôt du pôle Personal Finance (crédit à la consommation), à 297 millions d’euros.
En revanche, les réseaux Europe Méditerranée ont souffert de la déconsolidation des activités en Libye et en Côte d’Ivoire, dont les fonds propres (41 millions) ont été intégralement dépréciés. La banque a également passé une provision de 28 millions pour la Tunisie et l’Egypte. Mais la filiale ukrainienne, malmenée par la crise financière, a poursuivi son assainissement: ses provisions reculent de 38% sur un an et de 12% par rapport au dernier trimestre 2010.
Mais contrairement à nombre de ses rivales, qui ont souffert d’une activité terne, BNP Paribas voit aussi ses revenus progresser dans ses réseaux et en gestion –ils lui ont permis de compenser la baisse de ses résultats en banque de financement et d’investissement (BFI).
Ainsi, le produit net bancaire (PNB) du pôle de banque de détail croît de 3,5% (à 6,13 milliards d’euros). Les encours de crédits aux particuliers en France progressent de 8,4% (à 75,3 milliards), tandis que le total des dépôts augmente de 11% (à 111 milliards). La croissance de 12% (à 1,6 milliard) du PNB du pôle Investment solutions est portée par l’assurance (+21%) et les services aux investisseurs (+14%).
La banque a également livré des perspectives rassurantes. «Le coût du risque en 2011 devrait être sensiblement inférieur à celui de 2010. Nous attendons une baisse significative chez BancWest et en Personal Finance, à l’instar du premier trimestre. Le risque devrait rester relativement faible dans les réseaux en Belgique et en France», estime Baudouin Prot.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
A domicileA Hénin-Beaumont, terre RN, la colère sans la rue
Dans le fief du RN, la colère contre la vie chère est partout, sauf dans la rue. Résignation, ressentiment contre ceux qui seraient trop aidés, attente d’une alternance électorale… les frustrations individuelles ne se transforment pas en mobilisation -
Allemagne : l'absence de Merz la COP31 provoque la colère des militants pro-climat
Le chef du gouvernement allemand, présent l'an dernier à la conférence organisée au Brésil, avance des « problèmes d'agenda » -
TraumaMarqués par la défaite d'Alain Juppé en 2016, les philippistes se méfient de David Lisnard
Il y a dix ans, Alain Juppé était battu par François Fillon dans la primaire de la droite et du centre. « Les primaires sont un accélérateur de tendance », commentait à l'époque Edouard Philippe. David Lisnard est-il le nouveau François Fillon ?