Les positions se tendent autour de la réforme de Bâle 3
La Bundesbank a réaffirmé hier ses lignes rouges. Côté américain, la Fed, en pointe dans la négociation, est sous la pression du camp Trump.
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Alexandre Garabedian
Andreas Dombret, membre du comité exécutif de la Bundesbank, est partisan d’un système à deux vitesses.
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Photo Hynek Glos.
La Bundesbank continue à veiller au grain sur la réforme des règles bancaires de Bâle 3, toujours ensablée. Hier à Berlin, Andreas Dombret, membre du comité exécutif de la banque centrale allemande, a indiqué qu’il préférait «pas d’accord du tout plutôt qu’un mauvais accord». «La Bundesbank est particulièrement soucieuse de ne pas augmenter encore plus les exigences en capital dans la procédure de finalisation de Bâle 3», a-t-il ajouté.
Alors que le secteur bancaire outre-Rhin compte de nombreux établissements de petite taille, le dirigeant a aussi souhaité la mise en œuvre d’un système à deux vitesses. Il préconise d’alléger les exigences de risque opérationnel et de conformité pour ces acteurs de second rang. «Une telle approche systématique au profit des institutions de plus petite taille (...) est généralement bien meilleure que de multiplier les exceptions», s’est-il justifié. Berlin avait déjà exercé un intense lobbying lors de la mise en place du Mécanisme de supervision unique en Europe pour en exempter ses petites banques.
Craintes d’une hausse des exigences en fonds propres
Le Comité de Bâle a reporté début janvier une réunion qui devait sceller un accord sur cette réforme. L’Europe et le Japon sont vent debout contre le projet en l’état actuel. Ils craignent que la limitation des modèles internes des banques par la mise en place de planchers (output floors) ne se traduise par une hausse des exigences en fonds propres. La prochaine réunion du Comité de Bâle est prévue les 1er et 2 mars. Celle du GHOS, sa structure politique qui rassemble les banques centrales, pourrait se tenir les 17 et 18 mars à l’occasion du G20 Finance de Baden-Baden.
L’élection aux Etats-Unis de Donald Trump, partisan d’alléger la réglementation bancaire, complique l’atteinte d’un compromis d’ici là. «Trouver un accord dépendra de l’existence d’un interlocuteur côté américain», a reconnu mercredi Olivier Guersent, patron de la direction stabilité financière à la Commission européenne. Le vice-président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants américaine, Patrick McHenry, a écrit le 31 janvier à la présidente de la Fed, Janet Yellen. Il lui demande de «cesser toute tentative de négocier des standards engageants pesant sur les entreprises américaines jusqu'à ce que le président Trump ait eu l’occasion de nommer des officiels qui donnent la priorité aux intérêts de l’Amérique».
Dans cette tribune pour L'Agefi, Emmanuel Millard, président de l’ICFOA et secrétaire général du groupe Endrix et Phu Dao-Le Flécher, maître de conférences à l’Université Evry Paris-Saclay et commissaire aux comptes reviennent sur les enjeux de la nouvelle réglementation française des cryptoactifs pour les entreprises.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Marine Le Pen sera au second tour : ce point n’est presque plus discuté, et c’est une donnée de départ pour tous les acteurs. Et Jean-Luc Mélenchon pourrait y être. C’est justement pour cela que la vraie question, du Parti communiste à Bruno Retailleau, n’est plus « qui battra Le Pen » mais « qui empêchera Mélenchon d'être en face d’elle ». Des familles politiques qui n’ont rien en commun convergent sur cette même obsession, signe que la digue se construit désormais autour de l'évitement d’un nom, plus que d’un projet.
Rappelons un fait essentiel de notre architecture institutionnelle qui semble pourtant être occulté aujourd'hui par à peu près tout le monde : c'est bel et bien à l'Assemblée nationale et non à l'Elysée que les lois sont votées