Les parlementaires britanniques regrettent l’indulgence vis-à-vis des banques
Alors que les banques britanniques se sont redressées l’année dernière, les parlementaires cherchent des solutions pour minimiser l’effet d’une nouvelle crise financière pour les contribuables. «Même si le montant du soutien direct est passé de presque 1.000 milliards à 512 milliards de livres sterling [fin 2010], le Trésor est toujours confronté au risque de devoir soutenir les banques […]. Les solutions existantes pour faire face à la faillite d’une banque ne permettent pas d’en transférer le coût des contribuables vers les actionnaires et les créditeurs», constate le rapport parlementaire de mise à jour des plans de soutien aux établissements britanniques, publié hier.
Ainsi, rappelle-t-il, la Banque d’Angleterre estime que le syndrome du «too big to fail» correspond à un soutien implicite de 100 milliards de livres au secteur. Il est trop tôt pour affirmer que les diverses formes de soutien (nationalisations, garanties) ont été rentables pour les contribuables.
«Grâce à ces subventions, des profits privés sont réalisés grâce à un risque public», estiment les parlementaires. Jusqu’à présent, le bénéfice qu’ont retiré les banques du mécanisme de garantie excède le milliard de livres. «Le Trésor doit vérifier que les banques ne payent pas leurs bonus ou leurs dividendes au détriment du règlement des subventions. Le montant des commissions devrait être réévalué», préconisent les parlementaires, alors que les deux prochaines années devraient être difficiles pour le financement des banques.
Le bilan pour les contribuables est donc conditionné par les montants levés par le Trésor dans la vente de ses participations dans RBS et Lloyds Banking Group. Les parlementaires attendent beaucoup de la réponse du gouvernement au dernier rapport de la Commission bancaire indépendante.
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