Les négociations sur l’avenir de la LMDE entrent dans leur dernière ligne droite
Placée sous administration provisoire depuis le mois de juillet, la mutuelle espère que ses négociations avec la MGEN et la Cnam vont aboutir avant la fin de l’année.
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Julien Beauvieux
La fin de l’année sera décisive pour l’avenir de la Mutuelle des étudiants (LMDE). A l’occasion d’un point sur la situation de la mutuelle, son administratrice provisoire, Anne-Marie Cozien, a indiqué qu’elle rencontrerait le 8 décembre Éric Chenut, vice-président délégué de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN), pour évoquer un «vrai projet, tant sur l’élargissement des activités de la LMDE que sur les problématiques de son format juridique et du nettoyage de ses fonds propres».
Créée en 2002 sur les décombres de la MNEF, mise en liquidation judiciaire, la LMDE fait face depuis deux ans à une situation financière particulièrement précaire. Structurellement déficitaire, la mutuelle affiche des fonds propres négatifs de 35 millions d’euros, ce qui a conduit l’ACPR à la placer sous administration provisoire en juillet 2014. La MGEN, son partenaire historique principal avec plus de 13 millions d’euros injectés sous forme de titres de participation et de ligne de crédit, avait dans un premier temps accepté le principe d’un adossement de la structure à son groupe, avant de se désister fin octobre.
«Il faut que les partenaires créateurs (MGEN, Matmut, mutuelles de la FNMF, ndlr), qui ont perçu des intérêts depuis 2002, abandonnent leurs créances», a plaidé Anne-Marie Cozien. L’administratrice espère en outre que la MGEN s’engage dans un partenariat de développement des activités d’assurance complémentaire santé de la mutuelle, dans un contexte où «les étudiants adhèrent de plus en plus aux mutuelles de leurs parents».
Ces discussions interviennent alors que la LMDE est également en négociations avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Elles viseraient à céder la gestion et le versement des prestations du régime obligatoire des étudiants, délégué par la loi de 1948 à la LMDE et au réseau mutualiste EmeVia. Un accord permettrait dans le meilleur cas la bascule de 400 postes (en ETP), ainsi que des réductions de frais informatiques importantes. La question de la reprise des 100 ETP restants et de leur formation à la vente d’autres services financiers (banque, assurance, IARD, prévoyance,…) fait partie des négociations avec la MGEN. «Il faut que nous ayons des accords de principe avec la Cnam et avec le partenaire repreneur avant la fin de cette année», a martelé Anne-Marie Cozien.
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