Les négociations salariales dans les banques reflètent le climat morose
Les mesures pérennes pour 2013 sont de plus en plus rares et limitées. Le Crédit Mutuel CIC se distingue une nouvelle fois
Publié le
Alexandre Garabedian
Banques, salaires: maigre récolte pour les salariés. Illustration: Thinkstock
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Le millésime 2013 des rémunérations dans les banques s’annonce au diapason du climat économique. A fin décembre, les négociations salariales annuelles, déjà achevées ou bien avancées dans les principaux groupes français, montrent que les économies de coûts sont devenues la priorité dans l’Hexagone. Les résultats des discussions avec les partenaires sociaux prolongent et accentuent aussi les tendances des dernières années. Le constat devrait être le même au Crédit Agricole et dans les Banques Populaires, qui fermeront la marche des négociations.
Les mesures d’augmentationS générales sont ainsi de plus en plus rares (voir tableau). LCL et le Crédit du Nord ne les pratiquent plus et la Société Générale entend les réserver aux minima salariaux. Dans la branche Caisse d’Epargne, le «0%» a aussi été annoncé comme un objectif, mais la direction des ressources humaines a laissé entrevoir une hausse de 0,5% comme prime à la signature d’un accord par les syndicats.
Dans ce contexte, le Crédit Mutuel CIC apparaît cette année encore comme la mieux-disante des banques françaises, avec une augmentation des salaires de 1,4% au 1er janvier. Loin devant les 0,5% de BNP Paribas, effectifs au 1er avril seulement, mais qui seront complétés par un surcroît d’intéressement.
L’exemple de la banque de la rue d’Antin, la plus solide du secteur, illustre d’ailleurs bien l’équation économique actuelle. Les mesures pérennes avaient toujours été supérieures ces cinq dernières années: 0,8% pour 2008, 1,6% pour 2009, 1% pour 2010, 0,6% pour 2012, et des montants fixes qui représentaient plus de 1,6% pour les bas salaires en 2011, selon le bilan dressé par le syndicat FO du groupe. En 2009 et 2011, BNP Paribas n’avait cependant pas versé de primes. Les abondements au plan d’épargne entreprise, courants entre 2007 et 2011, ont disparu pour la deuxième année consécutive.
Les banques ne veulent pas charger la barque des coûts fixes en France à l’heure où certaines d’entre elles accusent désormais des baisses de produit net bancaire. La stagnation économique, la pression réglementaire et la moindre fréquentation des agences au profit des services en ligne forcent les groupes à revoir leur modèle.
Pour la première fois, la Société Générale et BNP Paribas ont ainsi laissé entendre qu’elles fermeraient des agences, en net, en 2013.
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