Les médias sociaux réinventent la communication des banques
Alors que le secteur bancaire connait une concurrence accrue, notamment via les nouvelles offres des banques en ligne, la proximité ne passe plus par les agences locales, mais par les médias sociaux. Ces derniers sont bien différents des canaux de communication traditionnels, souligne Brandwatch dans son étude.
Abandonnant une posture passive, les utilisateurs initient le dialogue avec les banques, obligeant ces dernières à adapter leur modèle de relation-client. Ainsi, sur Twitter, les utilisateurs sont à l’origine de 66% des conversations avec la banque, qu’il s’agisse de mentions directes ou de retweets. Cela permet un dialogue avec la banque, qui se concentre dès lors sur une activité d’assistance aux utilisateurs, et qui n’est plus à l’origine de la communication autour de son image.
Une proximité avec le client est certes indispensable, mais la présence sur les réseaux sociaux ne limite pas les opportunités à cela. Elle permet de piloter une veille concurrentielle plus exhaustive, de mieux mesurer les effets des campagnes de publicité, voire de trouver de nouveaux clients.
La plupart des banques françaises ont su saisir l’opportunité. L’index social des banques, synthétisant la qualité de la présence des entreprises en ligne, est relativement bon. Plus particulièrement, on remarque que le Crédit Agricole (index de 447 sur 500), CIC (414/500), et la Caisse d’Epargne (413/500) arrivent en tête du peloton français.
Plus paradoxal, l’espace médiatique est avant tout occupé par les banques traditionnelles, faisant la part belle aux banques en ligne. Toutefois, ces dernières génèrent moins de mentions négatives (13%, contre 87% de mentions positives) que les banques traditionnelles (44% de mentions négatives).
Plus d'articles du même thème
-
Vodafone réjouit les investisseurs en relevant ses prévisions
L’opérateur télécoms britannique a publié des résultats supérieurs aux attentes et relevé ses objectifs annuels après la montée au capital de l’africain Safaricom. Une bonne nouvelle pour son nouvel actionnaire de référence Xavier Niel. -
Le crédit poursuit sa bonne dynamique en zone euro
Les prêts aux entreprises non financières ont continué sur leur lancée en rythme annuel avec +4% en juin comme en mai, tandis que les prêts aux ménages ont progressé au rythme de 3% sur un an pour le septième mois de suite. -
Le taux d’opposition des gérants en assemblée générale reste élevé
Pour la saison 2026, BNPP AM s’est opposé à 31% des résolutions et la Caisse des dépôts à 36%. Rémunérations et nominations d’administrateurs demeurent les résolutions les plus à risque. La France tire toujours la gouvernance mondiale vers le haut.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
L'amour du risquePourquoi la Corée du Nord pourrait envoyer 30 000 soldats de plus en Ukraine
Selon le président Zelensky, Pyongyang aurait accepté de fournir de nouveaux contingents d'hommes pour suppléer l'armée russe -
Série (10/28)Un été d'essais politiques : Jacques Delors, le malentendu
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
La City contre-attaqueLondres, indétrônable place financière européenne – ou presque
SERIE. Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations de la City de Londres. Le Brexit puis le Covid ont ébranlé la position de cette place financière, longtemps considérée comme sans rivale en Europe et des plus influentes au monde. Dix ans après le référendum, le centre du pouvoir financier britannique s’est adapté à ces bouleversements