Les institutions financières doivent encore améliorer leur reporting
Encore des progrès à accomplir. C’est le constat dressé par l’Autorité européenne des marchés (Esma) à l’issue de son examen de la communication financière des institutions cotées. L’Esma a conduit son évaluation sur les résultats 2012 aux normes IFRS auprès de 39 groupes financiers européens (principalement des banques), disséminés dans 16 juridictions. Cet examen s’est concentré sur le compte-rendu de plusieurs points essentiels : la structure et le contenu du compte de résultat, la liquidité et le risque de financement, la couverture et le recours aux dérivés ou encore le risque de crédit et la pratique des moratoires (forbearance).
«Certaines institutions financières ont fourni des informations qui n'étaient pas assez spécifiques, qui manquaient de liens entre des éléments quantitatifs et narratifs, ou ont communiqué des informations qui ne pouvaient pas être réconciliées avec les états financiers d’origine», souligne l’Esma dans un communiqué. L’autorité de supervision juge en particulier difficile la comparabilité des comptes de résultat en raison de différences dans leur structure ou relève que de nombreux communiqués n’incluent pas de données suffisantes sur l’usage de dérivés.
S’exprimant lors de la conférence «Financial Reporting Outlook» organisée le 11 novembre dernier par E&Y, le président de l’Esma, Steven Maijoor, estimait sur la question des dépréciations que «les investisseurs nécessitent plus d’informations sur le caractère raisonnable des prévisions de cash flow et des hypothèses clés retenues par le management pour déterminer la valeur d’utilité».
Sur le point précis des pratiques moratoires, que certaines banques utilisent pour masquer la dégradation de leurs actifs, l’Esma reconnaît que des améliorations ont été apportées depuis son communiqué de 2012. Mais elle attend néanmoins que les institutions fournissent davantage de granularité dans leurs données quantitatives sur les effets de ces pratiques.
Dans ses conclusions, l’Esma souhaite que les autorités nationales compétentes «engagent les mesures coercitives appropriées là où des violations significatives des exigences IFRS ont été identifiées dans le cadre de cet examen (...)». Elle fait également part de son intention de fournir à l’IASB, le normalisateur comptable, des suggestions sur des pistes d’amélioration de l’accompagnement entourant les normes IFRS.
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