Les grandes banques britanniques moins exposées en cas de crise immobilière
Les grandes banques britanniques sont plus aptes à faire face à un choc économique provenant de l’immobilier que durant la crise financière de 2008 et 2009, selon Moody’s. Dans une étude publiée mardi 16 août, l’agence de notation redoute un ralentissement de l’immobilier commercial britannique à court terme, mais nuance les conséquences de celui-ci sur les banques.
L’exposition des banques britanniques au secteur de l’immobilier commercial a été réduite de 40% depuis 2010. Ce phénomène « couplé à la constitution de coussins de fonds propres plus importants, signifie qu’elles sont plus à même de s’adapter à une détérioration du secteur », écrit l’agence de notation.
Au Royaume-Uni, l’immobilier commercial ne semble pas être en bonne santé. Après deux années de hausse des prix, le vote en faveur du Brexit, les craintes d’une survalorisation des actifs, ainsi que la réduction des investissements et des volumes de transaction ont fait basculer les anticipations des investisseurs. Moody’s s’appuie ainsi sur un scénario où la baisse des prix atteint 10%.
Les banques seraient tout de même durement touchés en cas de crise. L’étude remarque que la Royal Bank of Scotland (RBS) et Lloyds (ayant une exposition au secteur immobilier de 25 et 20 milliards de livres respectivement) seraient les plus touchées, ainsi que Santander UK. L’érosion de la capitalisation de Barclays, HSBC, Nationwide, RBS, Lloyds, Santander est attendue en cas de crise immobilière.
Un canal de transmission important est celui des crédits accordés au secteur immobilier. « Une réduction des crédits accordés par les banques pèserait sur les profits de celles-ci, profits qui sont déjà durement atteints par une période prolongée de taux bas, et par les perspectives d’activités en berne dans la période post-Brexit » commente Moody’s.
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