Les Galeries Lafayette poursuivent leur mue en délaissant LaSer Cofinoga
Quelques mois seulement après avoir convenu avec Casino des modalités de sortie de Monoprix, les Galeries Lafayette ont annoncé hier une nouvelle initiative stratégique. Le groupe de distribution familial a en effet fait part de sa décision d’exercer l’option de vente dont il bénéficie pour céder à BNP Paribas Personal Finance, filiale de la banque de la rue d’Antin, sa participation au capital de LaSer Cofinoga. Le crédit à la consommation ne fait plus rêver celui qui entend «rendre le Beau et le Bon accessibles au plus grand nombre». L’opération est toutefois selon le vendeur destinée à «simplifier sur le long terme l’actionnariat de LaSer».
Le groupe de grands magasins, qui selon son président du directoire Philippe Houzé en juillet a l’ambition de devenir «un multi-spécialiste de la mode, de l'équipement de la personne et de la décoration», applique ainsi un accord établi avec BNP Paribas en 2005, date à laquelle la part de la banque au capital avait progressé d’un point à 50%. Les Galeries Lafayette pouvaient exercer l’option de vente jusqu’au 30 septembre.
La valorisation de la transaction est désormais aux mains d’experts indépendants, a précisé à Reuters une porte-parole des Galeries Lafayette. La situation de LaSer Confinoga n’est certes pas enviable aujourd’hui. En juillet, Philippe Houzé avait pourtant reconnu que les résultats de la société de crédit devraient à nouveau être négatifs en 2012 mais qu’un redressement était espéré l’an prochain. Mais sur fond de crise et de nouvelle réglementation du crédit à la consommation, Cofinoga a annoncé début 2012 un projet de suppression de 433 postes sur 2.500 en France.
Reste à BNP Paribas à tirer parti des efforts déjà déployés au moment de prendre le contrôle total sur sa filiale. Le critère des relations commerciales pourra intervenir dans cette négociation. Les Galeries Lafayette ont indiqué souhaiter «poursuivre sur le très long terme» l’accord commercial avec LaSer et «rester son partenaire privilégié». Les Echos avancent que le contrat commercial pourrait être porté de cinq à vingt-cinq ans.
Au final, la valeur d’entreprise de LaSer Cofinoga, estimée à deux milliards d’euros il y a sept ans, serait aujourd’hui «deux à trois fois» inférieure, selon une source proche citée par Les Echos. Le quotidien croit savoir que «les discussions, entamées il y a de nombreuses semaines, devraient déboucher dans les mois qui viennent, sans doute en début d’année prochaine».
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