Les frais d’incidents des cartes bancaires sont sous le feu des critiques
L’UFC Que Choisir reproche aux établissements des commissions sans rapport avec les coûts réels de traitement des opérations
Publié le
Antoine Landrot
Photo: PHB/Agefi
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Dans sa dernière étude, l’UFC Que Choisir met à l’index les frais d’incidents que les banques facturent à leurs clients. Selon l’association de défense des consommateurs, ils atteindraient 2,7 milliards d’euros chaque année, soit presque autant que les cotisations annuelles des cartes (2,8 milliards). Une manne qu’elle estime illégitime. Selon les calculs de l’association, le coût de traitement de l’ensemble des incidents se monte à 459 millions d’euros: les banques réaliseraient donc une marge brute de 83%.
Les agios sur découverts non autorisés représentent 94 millions, soit une infime partie du montant total. Les commissions d’intervention génèrent à elles seules 1,78 milliard d’euros. Correspondant au traitement particulier provoqué par une irrégularité sur le compte, elles sont facturées en moyenne 8,5 euros par opération. Alors que «leur traitement est 100% automatisé», rappelle Max Chipoy, chargé d’études au sein de l’UFC, la marge réalisée par les banques atteindrait 90%. Sachant que ni leur nombre, ni leur fréquence ne sont plafonnées, «les banques s’autorisent à prélever jusqu’à cinq commissions par jour sans prévenir le client. Elles peuvent ainsi laisser son découvert se creuser alors qu’il paye des frais de gestion de compte», observe Max Chipoy.
Dans sa réponse, la Fédération bancaire française (FBF) s’étonne de certains chiffres avancés et évoque «les coûts [très élevés] pour les investissements technologiques, la sécurité, le service des retraits d’espèces aux 54.600 distributeurs disponibles 24h/24». Mais «le retrait des DAB fait l’objet d’une tarification indépendante non évoquée dans [le] sujet», répond l’association.
Par ailleurs, la FBF rappelle que les banques se sont engagées à diminuer à partir du mois de juillet le montant des commissions d’intervention avec un plafond maximum, correspondant à 50% du tarif actuel ou à un «niveau modeste», conformément aux engagements pris le 21 septembre dernier (L’Agefi du 22 septembre 2010). Mais ces engagements sont limités aux populations fragiles. «Rien n’indique [dans le communiqué de Bercy l’année dernière] que les établissements ne pourront pas les augmenter à nouveau dans les années qui viennent», répond Max Chipoy.
Subissant à la fois la pression du législateur et celle du consommateur, les banques vont devoir fourbir leurs arguments, alors que dès la semaine prochaine le CCSF dressera un premier bilan d’une partie de leurs engagements.
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