Les efforts de capitalisation ne changeront pas la notation des banques françaises
Les cinq plus grandes banques françaises (Société Générale, Crédit Agricole, BNP Paribas, Crédit mutuel et le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne) ont réussi à augmenter de 36 points de base leur capitalisation en 2015, mais cela ne devrait pas avoir de conséquence sur leur notation par Standard and Poor’s, prévient l’agence de notation dans un rapport publié le 25 août.
Pourtant le ratio de capital corigé du risque (Risk-Adjusted Capital, RAC) de ces grandes banques atteint à présent 7,9% en moyenne. Mais ce ratio reste encore inférieur à la moyenne des cinquante plus grandes banques européennes hors France, qui se situe à 8,9%.
Le rapport rappelle en annexe que les cinq banques sont notés «A», et ont toutes des perspectives stables à long terme, à l’exception du Crédit Mutuel, dont la perspective est jugée négative.
Pour l’avenir, le rapport prévoit que les banques françaises « vont consolider leur capitalisation de plus de 50 points de base dans les deux prochaines années [2016 et 2017] », poussées notamment par les nouvelles régulations concernant les exigences de solvabilité. Le modèle de banque universelle, bien ancré en France, accrédite cette hypothèse. L’exposition aux risques assurantiels et des opérations des banques de financement vient s’ajouter aux incitations des régulateurs pour renforcer le niveau de capitalisation.
Ces évolutions n’empêcheront cependant pas les banques françaises de se maintenir en dessous d’un RAC de 10%, estime Standard and Poor’s. En effet, l’environnement de taux bas conduit les banques à traiter plus de volume de crédit afin de conserver leur rentabilité. Gourmande en capital, cette nouvelle stratégie limite donc les efforts des banques pour améliorer leur ratio de capital corrigé du risque. Efforts qui ne se refléteront donc pas sur la notation attribuée par Standard and Poor’s conclue le cabinet.
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