Les conseillers de BNP Paribas cesseront d'être payés à l’acte
Le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole inspirent BNP Paribas. La banque de la rue d’Antin va réformer le mode de commissionnement de ses conseillers en clientèle, encore rémunérés à l’acte. Ce ne sera désormais plus le cas, comme chez ses deux concurrents mutualistes, qui ont beaucoup communiqué ces dernières années sur le fait que leurs vendeurs n’avaient pas d’intérêt à pousser un produit plutôt qu’un autre.
Aujourd’hui, la rémunération variable d’un vendeur en agence ou à distance est basée sur un système de points. «Le système a déjà évolué depuis quatre ans. Un conseiller est commissionné par famille de produit, en deux temps: il touche une première partie au moment de la vente, et une autre six mois plus tard, pour s’assurer que le service correspondait bien à un besoin», rappelle Raphaèle Leroy, responsable des relations consommateurs de la banque de détail en France de BNP Paribas.
Demain, un «montant métier» annuel sera défini par type de poste: entre 800 et 1.000 euros par an pour un chargé de service, de 2.000 à 5.000 euros pour un conseiller client, et de 6.000 à 7.500 euros pour un directeur d’agence, selon des documents présentés aux syndicats. La commission du salarié oscillera entre 0% de ce montant jusqu’à 150%, si les objectifs sont dépassés. Les collaborateurs seront évalués, à titre individuel et collectif, en fonction de quatre thèmes: la qualité de la relation client, le développement commercial, la maîtrise des risques et conformité, et enfin, pour les cadres, la qualité du management.
Pour un conseiller patrimonial, par exemple, la qualité de la relation client pourrait peser à hauteur de 40% de la commission et se fonder sur la gestion des demandes urgentes ou le nombre de diagnostics menés. Le développement commercial, pondéré à 50%, tiendra compte du respect par l’équipe de ses objectifs commerciaux.
«Le nouveau modèle sera fondé sur un nombre d’indicateurs plus réduit et plus simple, et mettra en valeur le travail d’équipe et la qualité de la relation client. Nous le rendons cohérent avec l’évolution du métier de conseiller clientèle», explique Raphaèle Leroy.
Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la réforme du réseau, baptisée Préférence Client. Il doit s’appliquer en janvier prochain, par quadrimestres, pour un premier versement en juin 2016. «L’enveloppe budgétaire sera la même», précise Raphaèle Leroy. Le projet fait encore l’objet de discussion avec les syndicats.
Plus d'articles du même thème
-
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques. -
L’actionnariat salarié affiche sa résistance
Au sein du SBF 120, 40 opérations collectives ont été menées en 2025, pour une collecte de 3,8 milliards d’euros. Plus d’un salarié sur trois est actionnaire. Les salariés détiennent de nouveau plus de 3% de l’indice.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
DélitementMenaces, agressions… la violence envers les profs se banalise
Depuis la rentrée, quatre parents d'élèves ont menacé de mort des professeurs et directeurs d'école. Bien que de plus en plus éloignés de la réussite de leurs enfants, les parents contestent davantage les enseignants -
ModulationImmobilier et défiscalisation : incertitude sur l'assouplissement du dispositif Jeanbrun
Le projet de loi Relance logement a été adopté mardi soir en commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale -
Au Maroc, l’abstention grande gagnante des élections législatives
Le PAM, considéré comme proche du Palais, est arrivé en tête du scrutin marqué également par une forte progression des islamistes