Les catastrophes naturelles plongent le Lloyd’s dans le rouge
Alors que la saison des ouragans aux Etats-Unis n’en n’est qu’à mi-chemin, l’impact financier des catastrophes naturelles s’est d’ores et déjà fait sentir sur le marché de l’assurance londonienne. Au cours d’un premier semestre 2011 qualifié de plus coûteux pour l’industrie de l’assurance à ce jour, le Lloyd’s a enregistré des pertes imposables de 697 millions de livres (774 millions d’euros) à fin juin, conséquence des catastrophes naturelles en Australie, Nouvelle-Zélande, Japon et aux Etats-Unis. Au total, le marché a dû procéder à des indemnisations de 6,7 milliards de livres au cours du semestre.
Son volume des primes est resté stable à 13,5 milliards de livres, alors que son ratio combiné, qui mesure la rentabilité des acteurs de l’assurance, est tombé dans le rouge avec un taux de 113,3% (un ratio supérieur à 100 signifie que le marché est en perte, ndlr). Le Lloyd’s a cependant indiqué avoir fait mieux que ses pairs, le marché bermudien ayant enregistré un taux de 117%, contre 116% pour les réassureurs américains.
Le Lloyd’s a également enregistré une baisse de ses retours sur investissement en raison de taux d’intérêt particulièrement bas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro : avec 548 millions de livres - soit 608 millions d’euros comparé à 597 millions de livres une année auparavant, l’institution tricentenaire n’est pas parvenue à apaiser la volatilité des marchés financiers. Luke Savage, directeur financier du Lloyd’s de Londres, a estimé qu’il n’y avait pas de «perspective raisonnable de réaliser des revenus d’investissement décents sur le moyen terme».
Le marché de l’assurance a également indiqué avoir cessé de faire des dépôts dans un certain nombre de banques situées dans les économies périphériques de la zone euro, sans citer d’établissements spécifiques. Au-delà de ces mesures de précaution, le marché s’est dit néanmoins suffisamment robuste pour supporter l’indemnisation d’éventuelles catastrophes naturelles à venir, en raison de réserves qui s’élèvent à hauteur de 57 milliards de livres. Mais 2011 s’annonce d’ores et déjà la deuxième année la plus coûteuse jamais enregistrée par l’industrie de l’assurance.
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