Les caisses de Crédit Agricole investissent dans la transition énergétique
Les caisses régionales de Crédit Agricole (CRCA) structurent leur soutien à la filière de la transition énergétique. Treize d’entre elles, sur un total de trente-neuf, ont décidé de participer à l’augmentation de capital de 24 millions d’euros lancée par CAM Energie, une filiale de la caisse Pyrénées Gascogne spécialisée dans les énergies renouvelables et les bâtiments durables. Installée à Tarbes, la société développe, finance et exploite des projets dans l'énergie photovoltaïque et de plus en plus hydro-électrique et la méthanisation.
Cofondée par Olivier Gleize et la banque régionale coopérative, la structure a investi plus de 250 millions d’euros en six ans et détient aujourd’hui un parc de centrales d’une puissance totale de près de 80 MW, en exploitation et en construction, sur l’ensemble du territoire. Grâce au soutien des CRCA, elle vise un portefeuille d’actifs d’une puissance cumulée de 200 MW à horizon fin 2017, début 2018. Son chiffre d’affaire annuel atteint 38 millions d’euros, dont 25 millions en production d'énergie et 13 millions en vente de services.
«Quatorze caisses régionales du Crédit Agricole sont désormais au capital de CAM Energie mais d’autres peuvent aussi participer à des projets», souligne Jean-Paul Mazoyer, président du conseil d’administration de CAM Energie et directeur général de la CRCA Pyrénées-Gascogne. Cette ouverture du capital vient concrétiser des liens déjà étroits. A titre d’exemple, sept CRCA (sans compter Pyrénées Gascogne) ont contribué en 2014, sous forme de prise de participation dans la société porteuse ou de crédit moyen terme, au projet Platanes Energie qui a porté sur l’installation de 36 centrales photovoltaïques en toitures de bâtiments agricoles. En se rapprochant encore un peu plus de CAM Energie, elles entendent bénéficier «d’un accompagnement dédié pour promouvoir, conseiller, expertiser et réaliser des projets adaptés à leurs territoires».
«Le groupe Crédit Agricole est le principal investisseur dans les projets, avec le soutien de la Caisse des dépôts à l’occasion de certains tours de tables. Les caisses régionales des secteurs concernés par les projets interviennent en dette», explique Jean-Paul Mazoyer. La filiale de la banque verte compte diversifier ses sources de financement en entrant prochainement au capital d’une plate-forme de crowdfunding dédiée à la transition énergétique.
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