Les banques françaises ont réduit leur exposition aux dettes périphériques
Athènes tient le choc, Rome a moins la cote. Les banques françaises ont profité de la présentation de leurs comptes 2010 pour remettre à jour leur grille d’exposition aux dettes souveraines périphériques en zone euro. Par rapport aux chiffres de fin mars 2010, dévoilés le 23 juillet dans le cadre des tests de résistance bancaire menés en Europe, la tendance est à la baisse.
L’exposition totale de BNP Paribas, de BPCE, du groupe Crédit Agricole et de la Société Générale aux dettes souveraines espagnoles, grecques, irlandaises, italiennes et portugaises est ainsi passée de 71,3 à 61 milliards d’euros. Soit une réduction de 14,5% en neuf mois, et même de 48% pour BPCE. La grosse majorité de ces expositions souveraines est comptabilisée dans le portefeuille bancaire, qui n’est pas mis en valeur de marché et n’avait pas été «stressé» au printemps dernier. BNP Paribas reste toujours, et de loin, l’établissement le plus exposé à la dette périphérique, avec davantage que les trois autres groupes réunis.
En proportion, c’est vis-à-vis de l’Irlande que les banques françaises, déjà peu en risque, se sont le plus allégées. Notamment le Crédit Agricole, qui détenait l’essentiel de ses titres dans son portefeuille de trading. En valeur, c’est l’Italie, premier poste d’exposition, qui a le plus souffert de la réduction des portefeuilles (plus de 8 milliards d’euros). Le Crédit Agricole, qui affichait sur l’Italie des positions de trading de 8,8 milliards à fin mars, les a réduites à 1,4 milliard, gonflant dans le même temps son portefeuille bancaire de 3,5 à 8,7 milliards.
Les banques françaises ont en revanche tenu leur promesse de ne pas réduire leur exposition à la Grèce. Promesse qui ne s’appliquait qu’au portefeuille bancaire. La Société Générale a ainsi pu ramener ses positions en trading de 1,8 milliard à 200 millions.
{"title":"","image":"76774»,"legend":"exposition des banques fran\u00e7aises»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L’Allemagne sort son plan pour relancer la croissance
Le chancelier allemand Friedrich Merz a présenté jeudi un ensemble de réformes des retraites, de la fiscalité et du travail. -
Les investisseurs doutent de l’industrie de défense
Dans un contexte boursier peu favorable aux fabricants d’armes depuis six mois, le groupe franco-allemand KNDS a reporté son projet de cotation à Paris et Francfort. Plusieurs catalyseurs pourraient toutefois ramener les investisseurs sur un secteur qui affiche d’excellentes perspectives. -
Meanings Infra entre au capital de l'opérateur de data centers suédois Airon
Fondée en 2019, l'entreprise s'appuie sur l'important parc de renouvelables du pays pour proposer à ses clients une capacité de calcul décarbonée.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
Partage« Un acte législatif grave » : le Sénat inquiète les élus locaux en changeant la gouvernance de l'eau
Le Sénat a rebattu les cartes du partage de l'eau en donnant davantage de poids au monde agricole et en facilitant les dérogations aux documents locaux de planification, au risque d'alimenter les tensions entre usagers -
Villégiature en France: dix nouveaux hôtels où dormir les pieds dans l’eau
A chaque été, son lot d’ouvertures. Cette saison ne faillit pas à la règle, et va même au delà. Du littoral atlantique aux rives de la Méditerranée, nous avons recensé pas moins d’une dizaine de nouvelles adresses situées à fleur d’eau ou, lorsqu’elles s’en éloignent un peu, disposent d’une vue imprenable sur la mer. Singulières, exclusives et pour la plupart ultra déco, toutes réinventent avec audace les codes balnéaires et jouent à 100% la carte de la convivialité. -
OrdonnanceSanté : l’Assurance maladie vise 4 milliards d’euros d’économies pour 2027
La Cnam préconise le même effort que l'an dernier. Mais le débat parlementaire avait annihilé ses ambitions