Les banques françaises augmentent peu leurs tarifs en 2023
Les banques auront donc tenu leurs engagements. Après avoir accepté en septembre dernier de limiter la hausse de leurs tarifs à moins de 2% en 2023, elles devraient au final appliquer des augmentations très raisonnables cette année dans un contexte de forte inflation et de flambée des taux d’intérêt.
Selon l’étude de référence de l’association CLCV (Consommation Logement Cadre de Vie) publiée le 3 janvier, les tarifs moyens qui entreront en vigueur au 1er février prochain augmentent d’environ 1% et restent même stables pour les plus «petits consommateurs».
Crédit Coopératif en tête
Dans le détail, le coût du panier moyen d’un «consommateur moyen» progresse de 1,24% et il grimpe de 0,89% pour les «gros consommateurs». Pour ces profils de clients, les tarifs augmentent dans deux tiers des établissements. En dépit d’une stabilité globale, les «petits consommateurs» voient leur facture «alourdie dans la moitié des banques», indique l’enquête.
Le coût moyen des cartes banques monte également dans des proportions modérées. De 0,77% pour les cartes Visa ou Mastercard à débit différé ainsi que pour les cartes Premier ou Gold. La hausse est un peu plus élevée pour celles à débit immédiat (+0,9%) ou à autorisation systématique (+0,82%).
Les frais de tenue de compte avancent de leur côté de 1%, en excluant Milleis, qui a supprimé ce type de frais, du panel des 97 établissements étudiés.
Pour 2023, les banques les moins chères selon CLCV dépendent du type de clients. Crédit Coopératif arrive premier dans les catégories de «petits» et «gros» consommateurs et deuxième pour les «consommateurs moyens». La Banque Postale et le Crédit Agricole se classent dans le premier tiers de toutes les catégories. BNP Paribas arrive en tête chez les «consommateurs moyens» mais dans le dernier tiers des «petits consommateurs». SG est en deuxième partie de tableau pour tous les profils.
Le cas particulier Crédit du Nord
L’étude accorde par ailleurs une attention particulière aux clients de l’ex-Groupe Crédit du Nord, dont la banque de détail est en cours de fusion avec la Société Générale. Les tarifs de ces deux banques seront unifiés au 1er février sous la marque SG. Il en résulte une baisse de facture moyenne de 10 euros pour les «petits consommateurs» clients de Crédit du Nord, à 72 euros, une hausse d’environ 4 euros pour les «consommateurs moyens» à 182,36 euros et une réduction de 16 euros pour les «gros consommateurs», à 245,16 euros.
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement