Les banques européennes peinent à augmenter leur ratio de solvabilité
Scrutée par les investisseurs, l’évolution de la structure en capital des banques européennes n’a pas toujours donné satisfaction au premier trimestre. Parmi les huit grands établissements à avoir déjà publié leurs comptes, seuls quatre sont parvenus à augmenter leur ratio CET1, pour deux stagnations et deux baisses, enregistrées chez Deutsche Bank et Credit Suisse.
Alors que se profilent les résultats de Société générale, Crédit agricole et BPCE, la stagnation à 10,3% du ratio CET1 de BNP Paribas a éclipsé la performance de la banque jeudi dernier. L’impact positif de 35 points de base (pb) de la hausse de 17,5% du profit a été gommé par la comptabilisation anticipée de taxes (-9 pb), la prise en compte des dividendes (-11 pb) et l’inflation de 4% des actifs pondérés du risque (RWA), qui à elle seule a coûté 15 pb.
Dans un environnement difficile, les établissements qui parviennent à relever leurs ratios réglementaires sont de fait ceux qui mettent en œuvre leur recentrage dans les meilleures conditions. Lloyds Banking Group, qui a enregistré la plus forte hausse du ratio CET1, à 13,4%, a affiché la plus forte baisse de RWA (-2,3%) du fait de la déconsolidation partielle de TSB.
Malgré des provisions pour litiges de 836 millions de livres, RBS a aussi réussi à augmenter son ratio, grâce à une baisse de 2,1% de ses RWA. «La déconsolidation totale de Citizens, prévue pour 2016, devrait porter le ratio bien au-dessus des 13%», notent les experts de CreditSights.
Pénalisée par le scandale du Libor et d’importants effets de change, Deutsche Bank a, à l’inverse, enregistré la plus forte dégradation de son ratio, à 11,1%. Pour maintenir ce niveau et soigner sa rentabilité, la banque mise sur sa nouvelle stratégie, qui passera par la cession de Postbank.
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