Les commissions des BFI européennes ont chuté de 25% au premier trimestre, poussant à un durcissement des plans d'économies.
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Olivier Pinaud
Les trois métiers du primaire actions, des fusions-acquisitions et des crédits syndiqués souffrent particulièrement.
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DR/Pixabay
Quasiment pas d’IPO, peu d’émissions de dette, des fusions-acquisitions en sommeil… Les activités de financement et d’investissement des banques européennes, Royaume-Uni compris, tournent au ralenti depuis le début de l’année, ce qui se ressent sur leurs revenus. Selon les chiffres publiés hier par Refinitiv, les commissions totales des BFI européennes ont chuté de 25,1% au premier trimestre 2019, à 4,9 milliards de dollars.
Il faut remonter au premier trimestre 2016 pour retrouver une activité aussi faible. A l’époque, les marchés financiers avaient traversé une sévère correction du fait des inquiétudes sur la croissance chinoise, ce qui avait paralysé l’activité. Cette année, même si les indicateurs de marchés sont en façade plus favorables, ils cachent des inquiétudes certaines, que ce soit sur la croissance mondiale, le commerce international ou les conséquences du Brexit. Sans réponse, les entreprises préfèrent ne pas se lancer dans des opérations financières d’envergure.
La chute est particulièrement spectaculaire dans trois métiers : le primaire actions (equity capital markets, ECM), les fusions-acquisitions (M&A) et les crédits syndiqués. Le repli atteint 39,8% dans l’ECM, à 564,1 millions, en panne totale d’introductions en Bourse. Refinitiv n’en a recensé que 11 au premier trimestre, pour un montant de seulement 292 millions de dollars, soit 98% de moins que l’an dernier à pareille époque.
Les commissions de M&A ont chuté de 27,9% à 1,6 milliard de dollars, le plus mauvais début d’année depuis 2013, souligne Refinitiv. La valeur des M&A annoncées au premier trimestre a chuté de 64% à 183 milliards. La baisse s'élève à 30,5% pour les commissions générées par l'émission de crédits syndiqués (850,7 millions de dollars).
Comparé à ces chutes, les marchés de dette (debt capital markets, DCM) limitent la casse. Leurs commissions ont chuté de 13,6% d’une année sur l’autre, à 2 milliards de dollars, soit le plus bas niveau depuis le premier trimestre 2016. Le DCM représente 39,8% des commissions totales des BFI, la part de marché la plus importante depuis 2012.
Ces dernières semaines, plusieurs banques internationales, comme JPMorgan ou Citi, ont alerté sur le faible niveau d’activité de leur BFI au premier trimestre, laissant entrevoir un durcissement de leurs plans d'économies. La publication dans les dix prochains jours des résultats trimestriels de toutes les grandes banques d’investissement américaines permettra d’apprécier l’ampleur du coup de frein.
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