Les banques britanniques ne cèdent pas à la pression en matière de bonus
Les banques britanniques défient le gouvernement. Des sources concordantes évoquaient que Barclays serait prête à allouer à son directeur général, Bob Diamond, un bonus de 9,5 millions de livres (11 millions d’euros), au titre de l’année 2010 durant laquelle il exerçait la fonction de directeur de la banque d’investissement pour un salaire fixe annuel de 250.000 livres. Une large part de ce montant serait versée en actions, alors que sous ses nouvelles responsabilités, Bob Diamond touche un salaire fixe de 1,35 million de livres mais avec un bonus plafonné à 3,4 millions. Après avoir renoncé à son bonus en 2009, l’américain se serait déjà assuré le soutien de plusieurs actionnaires clés.
Le Premier ministre David Cameron, sous le feu des critiques de la part de l’opposition travailliste l’accusant de complaisance envers le secteur bancaire, s’était engagé à ce que les bonus soient globalement «abaissés» cette année. Lors de son audition par la Commission des Finances du Parlement britannique le 11 janvier, Bob Diamond avait certes indiqué que son établissement ferait preuve de retenue en matière de bonus, mais avait également prévenu que « le temps des remords et des excuses devait se terminer » pour le secteur bancaire.
De plus, le journal Sunday Telegraph rapportait hier que le directeur général d’HSBC, Stuart Gulliver, pourrait quant à lui recevoir un bonus de 9 millions de livres pour ses responsabilités au sein de la banque d’investissement. Le salaire total annuel perçu par Stuart Gulliver se monterait ainsi à plus de 10 millions de livres. Des rumeurs avaient déjà évoqué le fait que la banque nationalisée RBS aurait alloué 950 millions de livres pour les bonus de sa banque d’investissement en 2010, contre 1,3 milliard en 2009.
Le Times estimait ainsi hier que le montant total des bonus versés au sein des grandes banques du pays pourrait atteindre les 6 milliards de livres.
Alors que cette semaine le «projet Merlin» était censé allumer le calumet de la paix entre le gouvernement et les banques en matière d’accès au crédit et de bonus, David Cameron a souhaité calmer le jeu dans un entretien à CNN en indiquant que «toute personne impliquée dans le secteur bancaire doit comprendre qu’il y a encore un ressentiment très vif dans l’opinion publique selon lequel les banques sont en partie responsables du désordre dans lequel nous sommes plongés».
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