Les banques britanniques doivent toujours relever le défi du refinancement
C’est «le moment opportun pour les banques de lever du capital externe et d’étendre la maturité de leur refinancement». Tel est le message principal, martelé à plusieurs reprises, du dernier rapport semestriel sur la stabilité financière en Grande-Bretagne publié le 16 décembre par la Banque d’Angleterre (BoE).
Les banques britanniques vont certes mieux. Leur ratio de solvabilité core tier one s’est redressé de 2,2 points depuis le rapport de juin, à 9,6%, en raison, notamment, des 52,2 milliards de livres de capitaux levés sur les marchés. Le déséquilibre de leur bilan s’est également atténué, puisque que le funding gap, qui mesure l’excès des crédits sur les dépôts, s’est réduit de 18% en six mois à fin juin, à 610 milliards. A fin octobre, 9% du financement du secteur se faisait à moins d’une semaine, contre 15% fin 2008.
Mais la BoE pointe de nombreux défis. Les besoins en capitaux vont augmenter de 33 milliards de livres à partir de 2011 sur les seules activités de trading et de titrisation selon la FSA, avant même l’impact plus général des réformes présentées la semaine dernière par le Comité de Bâle.
«Dans les cinq prochaines années, les banques britanniques devront aussi refinancer plus de 1.000 milliards de dette sur les marchés», ajoute la BoE, dont plus de 30% sont garantis par l’Etat. Un montant à comparer aux 32 milliards de dettes seniors non garanties émises en 2009. Le décalage entre actifs à long terme et passif à court ou moyen terme devra se réduire, car la moitié du refinancement de gros (hors dépôts) est encore à mois de six mois. Tout cela nécessitera «un revirement spectaculaire de l’appétit des investisseurs pour la dette bancaire», et une réouverture du marché de la titrisation, rappelle le régulateur.
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