Les bancassureurs se distinguent par leur dynamique de croissance
La rentabilité des assureurs français ne dépend pas de leur forme sociale. L'édition 2016 du baromètre «Croissance x Rentabilité», dont les données se basent sur des comptes arrêtés à fin 2014, distingue cinq acteurs pour leur haut niveau de rentabilité : un groupe capitaliste traditionnel (Axa), un groupe mutualiste (Covéa) et trois bancassureurs (Crédit Mutuel, Société Générale et BPCE). Chez les MSI (mutuelle sans intermédiaire), Covéa réalise la prouesse d’afficher une part de marché en résultat net deux fois supérieure à celle en chiffre d’affaires (13% contre 6,5%).
En termes de rendement des fonds propres (RoE), la Société Générale s’impose avec un taux moyen de 20% (IARD et vie), devant le Crédit Agricole (12%). Le taux du marché ressort à 8,7% au global. «Les bancassureurs sortent du lot grâce à leur capacité à vendre du prix et à tarifer le risque», explique Cyrille Chartier-Kastler, président fondateur de Facts & Figures. Sur le plan de la dynamique de croissance, le baromètre distingue quatre bancassureurs (BPCE, Crédit Agricole, Société Générale, Crédit Mutuel) et un mutualiste (Covéa).
Les groupes traditionnels ont progressé en dommages
L’absence de groupes traditionnels capitalistes «ne peut que souligner l'écart pour ces groupes entre des discours et un marketing affûtés concernant des initiatives prises sur le digital et la réalité des chiffres qui traduit une très faible croissance», peut-on lire dans la synthèse du baromètre. Sur la période 2010-2014, ces derniers ont surtout développé leur chiffre d’affaires en dommages grâce à des hausses de tarifs alors que leurs portefeuilles se sont érodés.
L’enjeu pour de tels acteurs consiste à «retrouver les voies d’une vraie croissance organique», notamment via les dommages de particuliers ou la prévoyance individuelle. Dans l’activité d'épargne, Groupama est celui qui a le mieux réussi la bascule de l’euro vers les unités de compte (UC) avec une croissance annuelle moyenne de 18,7% de ses encours en UC entre 2010 et 2014, tandis que ceux en euros ont baissé de 1,3%. Enfin, en termes de performance financière globale (taux de plus-values latentes non obligataires et rendement financier en dommages et en vie), Covéa, Axa France et CNP Assurances forment le trio de tête.
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