Les assureurs français diminuent leur exposition aux banques
Les assureurs français ont boudé la dette bancaire l’an dernier. «Sur l’année 2013 on observe un désengagement de tous les organismes (à une exception) sur les obligations bancaires au profit, dans la plupart des cas, des obligations souveraines», indique la dernière enquête de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) sur les placements des douze principaux assureurs vie de France. La baisse de l’exposition provient en majorité de cessions de certificats de dépôt (9,5 milliards) suivie de ventes d’obligations subordonnées (3,1 milliards).
Au-delà de l’obligataire, les assureurs ont également diminué leur exposition aux actions bancaires et aux titres assimilés, à hauteur de 3,5 milliards. Le cas Groupama, qui a cédé l’été dernier sa participation résiduelle de 1,9% dans la Société Générale pour 517 millions d’euros est public. Au total, actions et obligations confondues, le secteur aura allégé de 6%, soit 17,5 milliards, son exposition aux banques. Celle-ci représente en moyenne 20% des placements, en comptant l’exposition indirecte à travers des OPCVM, mais oscille entre 5% et près de 35% selon les groupes. Les titres bancaires regorgent encore de plus-values latentes: 15,9 milliards d’euros, une hausse de 11% l’an dernier. Seul un des douze assureurs affiche encore une moins-value latente sur son portefeuille bancaire.
Le niveau des plus-values latentes pour l’ensemble des placements a quant à lui progressé pour le deuxième trimestre consécutif, à 83 milliards d’euros, dont 20 milliards sur les emprunts d’Etat français. Les plus-values réalisées, elles, ont atteint 0,6 milliard au dernier trimestre. Les assureurs ont pris leurs bénéfices sur les actions (44% du total) et sur des actifs immobiliers (21%).
{"title":"","image":"80758»,"legend":"En 2013, les assureurs fran\u00e7ais se sont d\u00e9sengag\u00e9s des obligations et actions bancaires au profit des obligations souveraines. Illustration L\u2019Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Rexel veut muscler son jeu aux USA avec le rachat de GCG pour 1,4 milliard de dollars
Le distributeur de matériel électrique Rexel renoue avec la croissance externe en s'offrant une plateforme spécialisée dans les infrastructures. -
Le dollar accompagne la hausse du pétrole
Le billet vert peut régulièrement se recorréler au cours du pétrole, cette fois-ci davantage en lien avec les pressions inflationnistes aux Etats-Unis que pour son rôle de valeur refuge. Mais cette "recorrélation" avec le cycle monétaire n’est par définition pas forcément durable. Surtout si les autres banques centrales remontent aussi leurs taux. -
Le collège de l'AMF requiert une lourde sanction contre Auris Gestion et ses deux dirigeants
L’organe de poursuite a sollicité une amende d'un million contre la société de gestion, assortie d’un avertissement, et de 500.000 en cumulés contre deux de ses dirigeants.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Elle pourrait « causer un milliard de morts » : Bill Gates appelle à une forte régulation de l'IA dans les mois à venir
« Aucune arme ne s’est avérée aussi puissante que des outils d’IA avancés utilisés par des individus malintentionnés », a assuré Bill Gates, ancien patron de Microsoft, dans une interview à NBC News, qui doit paraître dimanche 27 septembre -
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : « La modération est devenue inaudible »
Face à une succession de crises, la quête de protection des Français bouscule le jeu politique, poussant les partis traditionnels à imiter les extrêmes à l'approche du scrutin -
Crise des carburants : d'où vient le gazole que consomment les Français ?
Une éventuelle décision de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole raffiné fait craindre à la France, qui importe la moitié de son diesel, une flambée des prix qui pourrait atteindre 3,90 euros le litre