Les activités bancaires d’ING remplissent leurs objectifs
En restructuration, le groupe ING a publié hier un bénéfice net en recul de 39% au deuxième trimestre, à 788 millions d’euros. Un montant nettement inférieur aux attentes des analystes (907 millions selon le consensus Bloomberg), mais les investisseurs n’en ont pas tenu rigueur au bancassureur néerlandais: son titre a progressé de 5.13% hier, à 8.26 euros.
Une partie non négligeable du recul vient de l’assurance et de la gestion, activités dont ING doit se séparer en échange des 10 milliards d’euros reçus du gouvernement néerlandais fin 2008, ainsi que des conséquences de sa restructuration. En particulier, le sous-pôle Insurance and Investment Management Asia –en cessation d’activité– affiche un déficit de 98 millions d’euros (contre un bénéfice de 111 millions un an plus tôt), causé par des opérations de couverture au Japon. Le pôle Insurance and Investment Management EurAsia a aussi été affecté par 10 millions d’euros d’«éléments particuliers», dont des investissements dans le cadre du plan de transformation du groupe dans le Benelux.
En revanche, le pôle bancaire se porte bien. Etant donné qu’il préfigure le futur ING, c’est ce que les investisseurs ont retenu. Le bénéfice imposable sous-jacent a progressé de 13,5% au deuxième trimestre, atteignant 1,15 milliard d’euros, pour des revenus sous-jacents en hausse de 7,2% (à 3,85 milliards).
«La marge d’intérêt continue de s’améliorer et les programmes en cours de contrôle des coûts ont généré de nouvelles économies», indique le groupe. La marge nette d’intérêt atteint 1,42%: elle a progressé de quatre points de base (pb) par rapport au trimestre précédent et de 15 pb par rapport au 30 juin 2012. Toutefois, le taux de créances douteuses a augmenté de 20 pb, à 2,8% au cours du deuxième trimestre.
Attestant de l’efficacité de la limitation des dépenses, le coefficient d’exploitation recule et affiche un taux enviable de 54,3% –un taux qualifié d’«excellent» par les analystes crédit de Tullett Prebon, très positifs sur la valeur. Le coefficient atteignait 55,2% au premier trimestre 2013 et 56,9% un an plus tôt. «Le groupe affiche un rendement des fonds propres de 9,3%, soit proche de son objectif de 10-13% pour 2015», ajoute Tullett Prebon.
Enfin, la restructuration approche de son terme. Selon ses dirigeants, ING a affectué 70% du plan après avoir introduit en Bourse 29% de sa filiale américaine d’assurances en mai. La mise en Bourse de ses activités européennes dans l’assurance devrait suivre.
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