Les acteurs du crédit à la consommation entament une année charnière
La chute historique du crédit à la consommation observée en 2009 en France semble avoir été enrayée l’année dernière. D’après l’Association française des sociétés financières (ASF), la production de nouveaux prêts par les établissements spécialisés a en effet progressé de 2% en 2010, pour un total de 38,7 milliards d’euros.
Cette progression marque le redémarrage du marché après deux exercices de recul dus à la crise (-13,3% en 2009 et -2,4% en 2008). Mais en raison de l’ampleur de la chute de 2009, le rebond de 2010 est insuffisant à redresser une activité frappée en plein cœur par la crise financière et la réforme législative. Le montant reste inférieur de 12% à celui de 2008.
Alors que la nouvelle loi pénalise le crédit renouvelable au bénéfice du prêt personnel, ce dernier tire l’ensemble du marché: il a logiquement bondi de plus de 18%, dépassant les 10,5 milliards d’euros. La progression s’est accentuée au cours d’année, qui s’est achevée avec une croissance dépassant les 27% au dernier trimestre. A contrario, le montant des nouveaux crédits renouvelables a reculé de mois en mois (août excepté). Il recule de 6,3% en moyenne (à 14,4 milliards d’euros), la tendance étant plus marquée au premier trimestre (-11%).
L’évolution croisée entre prêts renouvelables et personnels devrait se poursuivre. «Pour 2011, la mise en œuvre des mesures de la loi Lagarde réformant le crédit à la consommation va impacter sensiblement les conditions de distribution du crédit», souligne dans un communiqué Françoise Palle-Guillabert, déléguée générale de l’ASF. D’autres éléments ont soutenu la demande pour d’autres catégories de crédit. Ainsi, la perspective de l’abandon de la prime automobile a stimulé les financements de voitures neuves (+7%).
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