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« Les acteurs de la banque-assurance se posent une question fondamentale sur leur capacité à être des organisations apprenantes »
« Les acteurs de la banque-assurance se posent une question fondamentale sur leur capacité à être des organisations apprenantes »
L’avis de Nicolas Kalmanovitz, consultant en organisation et senior manager chez Octo Technologies / Accenture
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Soraya Haquani
Nicolas Kalmanovitz, consultant en organisation et senior manager chez Octo Technology / Accenture
Avec la méthode agile qui prône la hiérarchie plate et l’autonomie des équipes, comment les managers peuvent-ils donner du sens à leur rôle ?
Les managers ont de la valeur à apporter ! Pour gagner en autonomie, les équipes ont besoin d’un cadre protégé et d’objectifs clairs qui font sens pour elles dès le départ, puis d’être accompagnées afin de faire des choix pertinents. D’autre part, lorsqu’on veut accroître la transversalité dans une entreprise, il faut développer les compétences de tout le monde, et pour cela, il faut un mentor, une personne légitime qui apprend aux autres en leur fournissant régulièrement des feedbacks, en montrant que le droit à l’erreur est réel, et pas seulement une croyance.
Les acteurs de la banque-assurance ne sont-ils pas en retard sur ces nouveaux modèles d’organisation ?
Pas vraiment, ou en tout cas ils rattrapent ce retard. On voit en effet que beaucoup d’entreprises de ce secteur s’organisent désormais en écosystème pluridisciplinaires et non plus en silos, et qu’elles souhaitent remplacer la relation client-fournisseur qui a longtemps dominé dans les rapports entre les métiers et l’IT par de la collaboration et de la co-création. Elles font aussi un effort pour se poser une question fondamentale sur leur capacité à être des organisations apprenantes, ce qui, compte tenu de leur taille, comporte des enjeux RH très importants liés à la formation, à l’évolution des métiers dans le futur, à la gestion des cadres seniors, à la culture d’entreprise…
Les données du rapport Jolts de juin montrent un léger recul des postes à pourvoir mais une hausse des embauches et un nombre de licenciements inchangé. Une bonne nouvelle pour la Fed avant les données de juillet publiées ce vendredi.
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise.
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps.
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