L’EBA soutient l’idée de «bad bank» européenne
Andrea Enria, le président de l’Autorité bancaire européenne (EBA), a plaidé lundi lors d’une conférence à Luxembourg pour la mise en place d’une structure de défaisance bancaire au niveau de l’Union européenne. Le président du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a salué la proposition de l’EBA, qu’il juge «valable» et susceptible d’améliorer la stabilité financière dans l’UE. «Il est probablement nécessaire que le secteur public joue un rôle», a-t-il dit, ajoutant que la nouvelle structure devrait se fixer pour objectif d’acquérir pour 250 milliards d’euros de créances douteuses.
Cette déclaration conjointe est avant tout politique et semble appuyer, au niveau des Etats qui en auraient besoin, la création de telles structures forcément coûteuses pour les finances publiques. Andrea Enria a esquissé la méthode qui pourrait permettre selon lui de décharger les banques d’une partie de leurs prêts à risque, en recourant à une «société de gestion d’actifs». Les prêts repris par cette structure seraient valorisés sur la base de leur «valeur économique réelle», différente de leur valeur de marché, et la structure aurait trois ans environ pour les céder à ce prix.
«Si cette valeur n’est pas atteinte, la banque doit assumer la totalité de la perte. Une recapitalisation est réalisée par le gouvernement national au titre d’aide d’Etat, avec toutes les conditions qui y sont liées», a expliqué Andrea Enria.
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