Le Trésor britannique modère les spéculations sur un allégement de l’Etat au sein de RBS
Au sein du Trésor de Sa Majesté, dirigé par le chancelier de l'Échiquier George Osborne, l’heure est à l’optimisme en ce qui concerne le dossier Royal Bank of Scotland (RBS). Dans un communiqué diffusé hier par courriel, le département souligne que «la politique du gouvernement a toujours été de rendre RBS au secteur privé, mais seulement quand cela créera de la valeur pour le contribuable». Et ajoute vouloir ramener au travers de la stratégie actuelle la banque à sa pleine santé financière.
Cette réaction a fait suite à la diffusion d’une information par la BBC, selon laquelle le gouvernement mène depuis plusieurs mois des négociations avec le fonds souverain d’Abou Dhabi. Objectif : céder de 10% à un tiers du capital, dont l’Etat détient 82% depuis le renflouement de l'établissement en 2008. Celui-ci avait coûté au contribuable britannique la coquette somme de 45,5 milliards de livres (54,4 milliards d’euros). De son côté, Bloomberg a confirmé des contacts entre Londres et des fonds souverains du Moyen-Orient, dont celui d’Abou Dhabi. L'émirat est familier du secteur financier britannique puisqu’il a contribué au renflouement de Barclays.
Mais dans le contexte actuel, le vœu du Trésor représente un objectif particulièrement ambitieux. L’action RBS a clôturé hier à 27,75 pence, alors que le gouvernement a déboursé 50 pence par action pour sa participation il y a quatre ans. En pleine restructuration, la banque a essuyé 2 milliards de livres de pertes l’an dernier, soit son quatrième exercice d’affilée dans le rouge.
De manière plus anecdotique, un autre élément est venu ternir lundi l'éclat de RBS. Sa banque privée Coutts s’est vu infliger de la part de la Financial Services Authority (FSA) une amende de 7,5 millions de livres en raison d’un manque de vigilance dans la lutte contre le blanchiment liée à des clients à haut risque, dont des «personnes politiquement exposées». Les failles chez Coutts ont été «graves, systémiques et ont pu perdurer pendant presque trois ans», a souligné l’autorité de régulation. Sur 103 dossiers de clients à haut risque examinés, près des trois quarts présentaient des déficiences. La «banque de la Reine» avait déjà été condamnée en 2010 pour des systèmes de contrôle défaillants dans la lutte contre le crime financier.
Plus d'articles du même thème
-
La région Ile-de-France retient Atos pour optimiser sa gestion financière
La brique technologique du géant des services numériques servira à l'accompagnement de près de 5,8 milliards d’euros de budget annuel géré par la région. -
L’Ile-de-France confirme son poids dans les investissements nationaux en technologie propre
Les investissements français dans les technologies propres reculent de 25 % au premier semestre 2026. Les priorités sont redéfinies entre guerre en Ukraine et en Iran et enjeux de souveraineté, estime un rapport de France Invest, GreenUnivers et EY. -
Un groupe de réflexion canadien préconise que les fonds de pension nationaux investissent 3% de leurs encours dans le pays
Dans son dernier rapport, le think tank Canadian Shield Institute explique comment les investissements des fonds de pensions du Canada pourraient contribuer davantage à la croissance économique du pays.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Idée reçueNon, les fonctionnaires n'ont pas perdu de pouvoir d'achat entre 2012 et 2024
Un rapport de la Cour des comptes rappelle que la rémunération des fonctionnaires ne dépend pas uniquement de l'évolution du point d'indice. Et estime qu'une maîtrise de la masse salariale sera nécessaire pour redresser les finances publiques dans les années à venir -
La Fabrique de l'OpinionStéphane Boujnah, patron d'Euronext : « La France est touchée par les sept fléaux de l'apocalypse »
Patron d'Euronext, Stéphane Boujnah dresse un diagnostic sans concession de la dette française. Celle-ci a encore progressé au deuxième trimestre, atteignant 3 595,5 milliards d'euros, soit 119% du PIB. Mais le redressement est possible, estime l'ex-conseiller de Bercy sous Dominique Strauss-Kahn, à condition de le choisir plutôt que de le subir, et de se rassembler. -
#DigitalCitizenL'IA et affaire Thélyson Orélien : je est un autre - par David Lacombled
Le recours aux solutions d’intelligence artificielle générative est si massif que tout écrit devient suspect