Le traitement de choc d’UniCredit séduit les marchés
Après avoir ouvert en baisse de plus de 3% après l’annonce du plan stratégique d’UniCredit, l’action de la banque italienne a finalement retrouvé les faveurs des marchés. A la mi-séance, le titre engrangeait plus de 6%, les opérateurs voyant finalement d’un bon œil l’augmentation de capital massive de 13 milliards d’euros qui doit permettre au ratio CET1 de grimper de 10,8% à fin septembre à environ 12,5% à horizon 2019.
« Le plan rebat définitivement les cartes pour UniCredit car il prévoit une forte augmentation de la base de capital et un nettoyage du bilan », souligne Natixis en référence à la titrisation annoncée de 17,7 milliards d’euros de créances douteuses. La banque italienne va provisionner 12,2 milliards d’euros dans ses comptes du quatrième trimestre, dont 8,1 milliards de provisions pour risque de crédit. La part des encours douteux doit fondre de 15,1% à 8,4% à la fin 2019.
Sur le plan opérationnel, UniCredit va mettre en œuvre un vaste plan de restructuration qui prévoit la suppression de 6.500 postes supplémentaires, afin de porter la réduction des coûts salariaux à 1,1 milliard d’euros en 2019. Au total, les économies récurrentes s’établiront à 1,7 milliard d’euros en 2019, avec à la clef un ratio d’exploitation de 52%, contre 61,6% en 2015.
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