Le système financier parallèle ne pose pas de risque majeur en France
La taille du système financier parallèle en France ne doit pas être source d’inquiétude, selon les experts chargés de surveiller la stabilité financière dans l’Hexagone. «En France, le système financier parallèle reste d’une taille limitée et est largement réglementé» et il «ne pose pas aujourd’hui de risques majeurs», écrit le Haut Conseil de stabilité financière dans son rapport annuel publié mercredi. Né en 2013, l’instance rassemble sous la présidence du ministre des Finances les régulateurs des banques, des assurances et des marchés ainsi qu’une poignée de spécialistes de l’économie et de la finance.
Le «shadow banking» recouvre les entités et les activités qui font de l’intermédiation de crédit en dehors du système bancaire traditionnel et qui sont susceptibles de poser des risques systémiques et/ou de se livrer à des arbitrages réglementaires. Dans l’Hexagone, la finance parallèle représente un peu moins de 15% du secteur bancaire, selon le Haut Conseil. Au troisième trimestre dernier, sa taille était de 1.144 milliards d’euros, contre 7.770 milliards d’euros pour le secteur bancaire traditionnel. En France, la finance parallèle désigne essentiellement les fonds monétaires, dont l’encours sous gestion atteignait 273 milliards d’euros au troisième trimestre 2014 et les fonds d’investissement, dont l’encours était de 770 milliards d’euros à la même date. Cependant, «les entités françaises impliquées dans le système financier parallèle sont largement couvertes par le champ de la supervision», assure le Haut Conseil. Il souligne par exemple que la régulation des OPCVM ou des fonds alternatifs encadre les risques liés à ces activités.
Les sociétés financières ne sont pas comprises dans le champ du secteur financier parallèle, car elles sont couvertes par la régulation bancaire. Les entreprises d’investissement en sont aussi exclues dans la mesure où leurs activités sont liées aux banques d’investissement. Les actifs des entreprises d’investissement qui font partie du shadow banking se limitaient à 26 milliards d’euros en 2014, selon le rapport. Enfin, les titrisations qui servent aux banques à se refinancer auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ne font pas partie du shadow banking. L’encours de titrisation compris dans ce dernier était de 75 milliards d’euros en 2014.
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