Le secteur bancaire espagnol confirme son assainissement
En prévision des tests de résistance et de la revue de la qualité des actifs (AQR) menée sous l’égide de la BCE, les établissements de crédit espagnols de taille moyenne ont poursuivi le nettoyage de leur bilan. Les résultats du troisième trimestre de Bankinter, Bankia et de CaixaBank, qui ont publié leurs comptes en fin de semaine dernière, l’illustrent. CaixaBank, troisième établissement espagnol, a multiplié par trois son bénéfice net trimestriel, à 161 millions d’euros. Celui de Bankia, quatrième banque du pays, a bondi de 65%, à 266 millions. Bankinter a vu son bénéfice net progresser de 54%, à 696 millions.
CaixaBank et Bankia ont vu leur encours de créances douteuses et litigieuses (CDL) reculer au total de 8 milliards d’euros depuis le début de l’année (dont 2,36 milliards pour Bankia) et de 1,7 milliard au seul troisième trimestre. En conséquence, le taux de CDL est tombé à 10,48% chez CaixaBank, contre 10,78% au 30 juin et 11,66% au 31 décembre 2013. Il recule à 13,63% chez Bankia, contre 14,03% au 30 juin et 14,65% fin décembre dernier. Le ratio reste stable pour Bankinter ; mais à 4,96%, il figure parmi les plus faibles du secteur en Espagne, où le taux moyen de CDL dépasse 13%.
«L’amélioration des revenus trimestre après trimestre, la réduction des coûts et la baisse sensible des créances douteuses nous a permis de réduire nos provisions» et signifie que Bankia est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de rendement des fonds propres de 10% en 2015, a expliqué son président Jose Ignacio Goirigolzarri. Les provisions ont reculé de 32% depuis le début de l’année. L’enchaînement vertueux de la hausse des revenus jusqu’à celle du bénéfice est applicable à ses homologues: les provisions ont par exemple reculé de 48% chez CaixaBank.
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