Le parquet qui enquête sur l’affaire des dérivés vendus à la banque italienne a demandé la saisie de 1,8 milliard d’euros d’actifs
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La rédaction
Nomura baigne en plein imbroglio en Italie. La justice italienne, qui enquête dans le scandale des produits dérivés vendus à Monte dei Paschi di Siena, a annoncé hier matin avoir demandé la saisie pour 1,8 milliard d’euros d’actifs dans la succursale locale de la banque japonaise. Il s’agirait, à hauteur de 1,7 milliard d’euros, d’actifs en collatéral apportés par MPS sur les transactions dérivées nouées avec Nomura.
Le groupe nippon qui ne fait pas lui-même l’objet de l’enquête, a démenti plus tard dans la journée que la saisie était effective. La demande du parquet doit être approuvée dans les 10 jours par un juge de Sienne. La brigade financière et la Banque d’Italie travaillent de concert sur le sujet.
La saisie a été décidée en lien avec des soupçons d’«usure aggravée et escroquerie aggravée aux dépens de Banca Monte dei Paschi di Siena» selon le parquet. En outre, des enquêtes ont été ouvertes à l’encontre d’anciens dirigeants de Nomura, Sadeq Sayeed, qui dirigeait à l’époque les activités européennes du groupe, Raffaele Ricci, un managing director dans les activités de taux, a précisé le parquet. Ils sont notamment soupçonnés d’entrave aux activités des autorités de surveillance.
D’anciens dirigeants de MPS dont son ancien président Giuseppe Mussari, son ancien directeur général Antonio Vigni et l’ex-directeur financier Gian Luca Baldassarri font également l’objet de saisies pour un total de 14,4 millions d’euros sur leurs biens propres.
Monte dei Paschi a dû révéler l’existence de deux transactions dérivées nouées en 2008 et 2009 par ses anciens dirigeants avec Nomura et Deutsche Bank.
Tenues secrètes à l’époque et non approuvées par le conseil d’administration, ces opérations de couverture du portefeuille d’emprunts d’Etat italiens de la banque ont donné lieu à des pertes massives qui expliquent une partie du renflouement du groupe. MPS a dû recevoir 4,1 milliards d’euros d’aide publique en février et a dû contre-attaquer en visant ses banques et ses anciens dirigeants.
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