Le projet de loi Sapin 2 passe de nouveau le cap de l’Assemblée nationale
Les députés ont réintroduit la plupart des dispositions qui avaient été modifiées par le Sénat.
Publié le
Solenn Poullennec
Les députés ont revu la copie des sénateurs en réintroduisant la plupart de leurs propositions telles qu’adoptées en première lecture.
-
Photo Assemblée nationale.
Les députés ont terminé cette semaine la nouvelle lecture de projet de loi dit Sapin 2, relatif à la transparence et la lutte contre la corruption. Comme il fallait s’y attendre, les élus ont corrigé la copie des sénateurs en réintroduisant la plupart de leurs propositions telles qu’elles avaient été adoptées en première lecture. Certains dispositifs ont cependant été légèrement modifiés.
Il en va ainsi de la définition des lanceurs d’alerte que le projet de loi veut protéger. L’assemblée a décidé de considérer que le lanceur d’alerte n’était pas seulement une personne qui révélait un crime ou un délit mais aussi «une violation grave et manifeste d’un engagement international» ou encore «une menace ou un préjudice graves pour l’intérêt général». Cette nouvelle rédaction est censée apporter une protection à tous les lanceurs d’alerte, notamment ceux qui sont dans le cas d’Antoine Deltour, à l’origine de l’affaire sur les accords fiscaux signés entre le Luxembourg et des entreprises.
Les députés ont validé la création d’une «convention judiciaire d’intérêt public», qui est censée permettre aux entreprises mises en cause dans des affaires de corruption de transiger, sans reconnaître leur culpabilité. L’enjeu est aussi que les entreprises françaises mises en causes payent des amendes en France et non pas à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Alors que le Sénat avait élargi le champ des infractions concernées au trafic d’influence, l’Assemblée a décidé de couvrir aussi par ce dispositif les affaires de blanchiment.
Les députés ont réintroduit dans sa version initiale, en le précisant à la marge, le dispositif du «say on pay» qui prévoit que l’assemblée générale des actionnaires se prononce chaque année sur la rémunération des dirigeants d’entreprise. Tout changement de rémunération devra être approuvé par les actionnaires. L’Assemblée a également précisé l’article qui prévoit que les sociétés de plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires communiquent sur leurs activités et leurs impôts dans les juridictions où elles sont implantées. Il n’entrera en vigueur qu’en 2018. Entre autres petites modifications, les députés ont refusé de réduire la durée de validité du chèque de 12 mois à six. Enfin, le gouvernement a précisé le nouveau cadre de résolution de l’assurance en autorisant le régulateur prudentiel à mettre en place une «structure de gestion de passifs» pour gérer des engagements d’assurance jusqu’à leur extinction.
La BaFin, régulateur des marchés financiers en Allemagne, a annoncé, vendredi 19 juin, avoir ordonné à la société de gestion DF Deutsche Finance Investment GmbH, basée à Munich, de lui fournir divers informations et documents.
Le Brexit a cassé le monopole de la City, mais sans vraiment détrôner la capitale londonienne qui conserve une puissance globale au travers de certains marchés clés comme les changes ou les matières premières. Une tendance à la «reconvergence» avec l’UE se dessine.
La Cour d'appel administrative de Paris a récemment établi une distinction entre les dividendes de sociétés françaises versés aux compartiments d'une Sicav et ceux versés à des « pools » établis au sein d'un de ces compartiments.
Marc Bloch a incarné de façon exemplaire, dans un moment de crise extrême et de déroute généralisée, où beaucoup perdirent tout repère, ce que sont les valeurs intellectuelles au service de l’action : l’honnêteté, la quête de la vérité, le souci de la cohérence intérieure, la rigueur
Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
Pour la troisième fois, les députés examinent à partir de ce lundi 22 juin la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Des soignants et associations redoutent que la société privilégie la mort au soin