Le plan stratégique d’Axa parvient à convaincre le marché
Axa a dévoilé mercredi un plan stratégique ambitieux à l’occasion de sa journée Investisseurs. Prenant le relais du plan Ambition 2012, le nouveau plan 2015 se fixe six objectifs principaux, dont une croissance moyenne de 10% par an du résultat opérationnel par action, une rentabilité courante des capitaux propres de 15% et un ratio d’endettement de 25%.
«Les objectifs avancés sont solides», souligne un analyste, estimant qu’Axa pourrait même être en capacité de dépasser l’objectif fixé de croissance du résultat. Si les objectifs «dépendent pour beaucoup des conditions macroéconomiques en 2015, nous pensons que le marché devrait croire en ce plan détaillé», estime l’analyste de la Société Générale. Le titre a crû de 1,45% mercredi, après une hausse de plus de 3,6% en séance.
Axa vise également un montant de cash-flows disponibles opérationnels de 24 milliards d’euros sur les cinq prochaines années, dont 11 milliards en assurance-vie. «Nous n’avons pas l’intention de faire d’augmentation de capital pour financer notre croissance», a indiqué mercredi Henri de Castries, président d’Axa.
L’assureur mise notamment sur la sélectivité, tant en termes de produits que de segmentation clients. «Nous privilégions, dans l’assurance-vie par exemple, les unités de compte par rapport au produits en euros. Nous mettons par ailleurs l’accent sur les segments profitables tels que les PME, notamment en France, les jeunes professionnels ou les plus de 50 ans», a indiqué Henri de Castries.
Axa prévoit une amélioration des marges sur affaires nouvelles en vie supérieure à 28%, soit un niveau supérieur à celles d’avant la crise, et un ratio combiné inférieur à 96% en dommage (contre 99,5% à fin 2010).
La stratégie d’Axa repose par ailleurs sur un renforcement dans les pays émergents, où le groupe prévoit de doubler son chiffre d’affaires en dommages (de 3 milliards d’euros en 2010) et la valeur de ses affaires nouvelles en vie (410 millions en 2010). «La part des activités dans les pays émergents sur notre résultat devrait passer de 10 à 15% entre 2010 et 2015», a souligné Denis Duverne, directeur général délégué.
Sur les marchés matures, Axa vise 1,5 milliard d’euros d’économie de coûts d’ici à 2015 et a annoncé le 31 mai la cession, pour 1,9 milliard d’euros, de ses activités au Canada, «pays où les perspectives de croissance sont faibles», selon Henri de Castries.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
TraumaMarqués par la défaite d'Alain Juppé en 2016, les philippistes se méfient de David Lisnard
Il y a dix ans, Alain Juppé était battu par François Fillon dans la primaire de la droite et du centre. « Les primaires sont un accélérateur de tendance », commentait à l'époque Edouard Philippe. David Lisnard est-il le nouveau François Fillon ? -
Choix publicsLa politique est-elle condamnée à la tragédie ?
Confrontés à la dramaturgie usée et convenue de la vie politique, en campagne comme à l'Assemblée, les électeurs semblent attendre de nouveaux acteurs capables de conjurer la fatalité, analyse Erwan Le Noan dans s achronique pour l'Opinion -
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions.