Le plan de départs volontaires de BNP Paribas dans la BFI tarde à faire le plein

250 salariés sont candidats, mais les demandes éligibles portent seulement sur la moitié des 373 postes supprimés
Amélie Laurin
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Les volontaires ne se pressent pas au guichet. Selon des sources syndicales, au 12 avril seuls 250 salariés de la banque de financement et d’investissement de BNP Paribas avaient déposé un dossier pour bénéficier du plan de départs ouvert en France début mars. Parmi eux, 187 occupent un poste éligible au dispositif, les 63 restants travaillant dans des équipes non impactées ou affichant déjà un nombre suffisant de candidats. Les personnes prioritaires - qui doivent présenter un projet professionnel ou de formation - représentent donc seulement 50 % des 373 postes que BNP Paribas souhaite supprimer en France cette année.

La situation contraste avec celle de Société Générale où plus de 2.200 salariés ont exprimé leur souhait de partir depuis début avril, selon Les Echos, alors que seuls 880 postes seront supprimés dans la BFI à Paris. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer ce décalage: les conditions spécifiques à chaque dispositif, les moins bons résultats financiers et la réorganisation en cours dans la BFI de Société Générale, ou encore le fait que BNP Paribas a déjà lancé un premier plan de sauvegarde de l’emploi en 2009, contrairement à la banque de La Défense.

Chez BNP Paribas, le nombre de dossiers ne devrait pas augmenter fortement d’ici à fin avril, estiment plusieurs élus du personnel. Après cette date, les volontaires ne pourront plus bénéficier d’un abondement de 20 % de leurs indemnités de départ. Dans les financements structurés, métier le plus touché avec 116 suppressions de postes programmées, «le quota est loin d’être atteint, assure un représentant syndical. Les équipes, plutôt jeunes, ne bénéficient pas des conditions financières les plus avantageuses». «Certains ont tout de même trouvé un autre emploi chez des clients, à Genève par exemple, ou chez des confrères comme HSBC, poursuit un autre élu. En revanche, du côté des back-offices où les seniors sont plus nombreux, les quotas sont par endroits largement atteints».

Les salariés ont jusqu’au 15 septembre pour se porter candidats. Si le quota de 373 volontaires n’est pas atteint, les ressources humaines de la BFI proposeront des mobilités dans d’autres entités du groupe, mais il n’y aura pas de départs contraints, assure un porte-parole de la banque.

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