Le mariage entre Fondiaria-Sai et Unipol entre dans la dernière ligne droite
La rocambolesque opération de sauvetage de Fondiaria-Sai, mise sur pied par ses banques créditrices il y a plus de six mois, devrait bientôt se concrétiser. Mais le suspense perdure sur le sort du troisième assureur de la péninsule, au centre de la galaxie de la famille Ligresti et en graves difficultés financières.
Au terme d’un feuilleton truffé de rebondissements, les principaux obstacles au rapprochement entre Fondiaria-Sai et son concurrent Unipol, qui devrait donner naissance au numéro deux du secteur en Italie derrière Generali, semblent pourtant être tous tombés. Ne manque plus que le feu vert de la Consob, le gendarme de la Bourse italienne, à l’augmentation de capital des deux sociétés afin qu’elles puissent se recapitaliser.
La décision était attendue pour vendredi, mais Consob a voulu se donner encore un peu de temps pour approfondir la situation économique et patrimoniale des deux sociétés avant de se prononcer en faveur de ces augmentations de capital, qui s’inscrivent dans le projet de fusion. Les deux assureurs cherchent en effet à lever chacun 1,1 milliard d’euros pour financer leur intégration et avaient approuvé jeudi les conditions définitives de ces augmentations, qui étaient prévues du 9 au 27 juillet. Celle d’Unipol est ainsi fixée à 2 euros par action ordinaire, tandis que Fondiaria-Sai faisait état d’un prix d’un euro par action ordinaire.
Le même jour, Consob avait définitivement rassuré Unipol en l’exemptant de l’obligation de lancer une OPA sur Milano Assicurazioni, la filiale de Fondiaria-Sai. Comme elle l’avait déjà fait avec l’exemption d’OPA sur Premafin, la holding de contrôle détenant 36% de Fondiaria-Sai et sur cette même compagnie.
De son côté, l’offre concurrente présentée ces derniers mois par Sator et Palladio Finanziaria, actionnaires à hauteur de 8% dans le capital de Fondiaria-Sai a été repoussée par le conseil d’administration de l’assureur, dont la majorité a approuvé la fusion avec Unipol. Mais pèsent encore toutefois sur l’opération quelques inconnues.
Le mois dernier, le tribunal de Milan a prononcé la faillite pour banqueroute de Sinergia e Imco, deux sociétés contrôlant 20% de Premafin, ce qui a porté les magistrats à approfondir leurs investigations sur la famille Ligresti et pourrait réserver de nouvelles surprises dans cette affaire.
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