Le marché français de l’assurance vie n’a pas capitulé

Une base de comparaison élevée se cache derrière le recul de 11 % le mois dernier de la collecte, à 11,8 milliards d’euros
Benoît Menou

Le roseau ploie mais ne rompt pas. Il convient ainsi de relativiser la portée de la bourrasque subie le mois dernier par le marché français de l’assurance vie, avec une collecte brute en repli de 11% par rapport à janvier 2010 à 11,8 milliards d’euros, selon la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).

Certes, en misant sur une croissance de 4% au mieux des cotisations cette année, la FFSA avait fait assaut de prudence fin janvier, sur fond d’une possible évolution de la fiscalité, d’une hausse de la rémunération du Livret A (+25 points de base à 2,00% au 1er février) et d’une baisse attendue du taux d’épargne des ménages. «On n’est pas du tout optimiste», avait alors averti Jérôme Cornu, le directeur des études de la Fédération.

Pour autant, le marché n’est pas moribond. Raymond James insiste sur la base de comparaison élevée d’un premier trimestre 2010 record. Le courtier relève qui plus est une «nette amélioration du mix produit», la progression de la collecte sur les supports en unités de compte (+1% à 2,2 milliards, soit 18% du total) faisant face à une chute de 14% des supports en euros. Credit Suisse avance de son côté que la collecte reste supérieure à la moyenne mensuelle sur cinq ans (11,3 milliards).

La baisse de 35% de la collecte nette (cotisations diminuées des prestations) le mois dernier, à 4,6 milliards d’euros, doit elle aussi selon Raymond James être analysée en comparaison d’une base élevée. De quoi là encore «invalider» le sentiment morose exprimé par la FFSA. Pour preuve, l’encours de l’assurance vie en France, en hausse de 7% sur un an à fin janvier à 1.343 milliards d’euros, poursuit son ascension.

{"title":"","image":"76786»,"legend":"encours assurance vie»,"credit":""}

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...