Le Japon va coter séparément les activités bancaires et d’assurance de Japan Post
L’année qui s’ouvre sera le théâtre de l’introduction en Bourse de Japan Post, l’une des plus importantes institutions financières du monde. Mais au lieu de coter l’entité d’un bloc comme cela avait un temps été envisagé, le gouvernement nippon privilégie la cotation séparée de la holding du groupe, de l’activité bancaire et de l’activité d’assurance. Ces deux dernières branches génèrent 90% des bénéfices de la Poste. Mardi soir, le quotidien Nikkei indiquait que l’entité en charge de la distribution du courrier serait maintenue dans le giron de l’Etat.
L’Etat espère lever environ X.XXX milliards de yens (XX milliards d’euros) à l’occasion de l’opération, dont le produit devra financer la reconstruction des zones sinistrées par le tsumani et la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. Japan Post, qui dispose d’un réseau de plus de 20.000 bureaux, est le premier acteur de la banque et de l’assurance dans l’archipel. Le groupe détenait au total à fin juin 292.000 milliards de yens d’actifs.
L’ancien ministre de la Réforme postale Mikio Shimoji évoquait en 2012 une opération en plusieurs tranches, pouvant dépasser les 4.000 milliards de yens (27 milliards d’euros). Mais le gouvernement a visiblement pris en compte le risque de déstabilisation du marché face à l’arrivée massive de titres, soulevé par plusieurs intervenants.
L’objectif de réaliser plusieurs opérations est de susciter le maximum d’intérêt des investisseurs pour lever un maximum de fonds – limitant ainsi le risque d’une possible décote de holding. A l’occasion de l’introduction de ses deux filiales, Japan Post Holdings aurait reçu l’accord du gouvernement de pouvoir utiliser une partie du produit de la vente pour acquérir une partie de ses propres titres directement auprès de l’Etat, afin de soutenir son cours, indiquent des sources citées par Reuters.
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