Le gouvernement italien calme le jeu sur Banca Monte dei Paschi
Le ministre de l’Economie estime le système bancaire italien «solide», tout comme la banque MPS touchée par un vaste scandale financier
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Marthe Delper, à Milan
Le ministre de l’Economie italien Vittorio Grilli a joué les pompiers hier en tentant de calmer le jeu autour du retentissant scandale financier impliquant Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS). Ce dernier s’est montré en effet des plus rassurants alors que révélations et polémiques se succèdent depuis que la troisième banque du pays a admis, la semaine dernière, qu’elle s’attendait à perdre 720 millions d’euros. L’affaire porte notamment sur trois produits structurés mis en place dans l’opacité la plus totale par l’ancienne direction de la banque.
Selon le ministre, qui a réuni dans la matinée un comité de stabilité financière, «Banca Monte dei Paschi présente dans l’ensemble une situation patrimoniale solide et les tensions qui l’ont touchée ne produisent aucun effet sur l’ensemble du système bancaire». Plus tard, au cours d’une audition devant les Commissions des Finances du Parlement, il a loué de nouveau la solidité du système bancaire, «l’un des points de force reconnus de l’Italie. Nos banques ont montré des capacités uniques. Il ne faut pas insinuer de doute sur la solidité du système, cela ne correspond pas à la réalité. Et même l’affaire MPS ne modifie pas ce cadre», a-t-il martelé, en indiquant que «les conditions de la banque ne nécessitaient pas sa mise sous tutelle, mais plutôt un monitorage».
Le ministre du Trésor a pris ensuite la défense de la Banque d’Italie, accusée de ne pas être intervenue à temps. Pour Vittorio Grilli, l’intense activité de vigilance de la Banque centrale sur BMPS a permis «d’interrompre les comportements anormaux de la banque». Les inspections se sont succédées en particulier à partir de 2010 et devraient bientôt déboucher sur des sanctions à l’égard à la banque toscane, a-t-il fait savoir.
Le ministre a repoussé enfin les accusations selon lesquelles le gouvernement aurait favorisé BMPS en lui permettant de recevoir une aide de 3,9 milliards d’euros sous forme d’obligations. Alors que la campagne électorale pour les législatives des 24-25 février bat son plein, Vittorio Grilli a rappelé que ces «Monti bonds» ne sont pas «une contribution à fonds perdus», mais «un prêt avec un taux d’intérêt à 9%». Faute de remboursement de la part de BMPS, l’Etat pourrait d’ailleurs monter jusqu’à 82% au sein de son capital. «L’intervention de l’Etat ne se configure pas comme le sauvetage d’une banque insolvable, mais comme un renforcement du capital», a-t-il conclu.
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