Le gouvernement entrebaille la porte pour le CIF
Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2013 mardi dernier, au cours duquel les députés ont donné leur feu vert aux 28 milliards d’euros de garantie d’Etat, Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, a confirmé la mise en extinction de l’établissement de prêts en direction des ménages modestes. Mais il n’a pas clos toutes les portes.
L’exposé des motifs de l’article 66 du PLF évoque un scénario d’extinction progressive «inévitable compte tenu de l’absence de perspective de retour à la viabilité du CIF et des exigences de la Commission européenne». Face à lui, l’amendement n°620, déposé par le député (vert) du Doubs Eric Alauzet, demandait au contraire à ce que la recherche de solutions de restructuration soit poursuivie.
Hostile à cet amendement, Jérôme Cahuzac a écarté l’hypothèse d’un adossement à la Caisse des dépôts (CDC), en raison d’un rejet certain de Bruxelles, hostile à toute aide d’Etat. Toutefois, le ministre a précisé que «la mise en extinction ne [signifiait] pas la condamnation des 2.500 emplois». «Des filiales existent, qui sont rentables et qui devront être cédées. Or le personnel de ces filiales ne risque pas, selon moi, de perdre son emploi».
Concernant le rôle de financement de l’accession à la propriété sociale, Jérôme Cahuzac laisse la porte ouverte à la Banque Postale, «laquelle va devoir prendre le relais, avec un modèle économique que je pense beaucoup plus solide». Le CIF a saisi la balle au bond. Dans un communiqué diffusé hier, sa direction «y voit un encouragement précieux dans les propositions qu’elle peut formuler au gouvernement» et relève que «ces propositions pourraient intégrer un partenariat avec la Banque Postale».
Le nouveau président du CIF, l’ex-député Michel Bouvard, travaille depuis trois semaines sur plusieurs options visant à préserver l’activité de financement à l’accession sociale. L’idée serait que l’Etat choisisse l’une d’entre elles d’ici une dizaine de jours. Parmi les pistes étudiées, la création d’une structure ex nihilo dotée en capital.
Autre solution, la reconnaissance de l’accession à la propriété sociale comme d’un Service d’intérêt économique général (SIEG), dont la gestion peut être confiée à une entreprise, dans laquelle la Banque Postale pourrait typiquement jouer un rôle. Le financement par les fonds d’épargne de la CDC serait possible, puisque ce mécanisme existait jusqu’en 1977.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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