Le dossier iranien a pesé sur le bénéfice de BNP Paribas en 2013
Le bénéfice net de BNP Paribas a chuté de 26,4% à 4,83 milliards d’euros en 2013, grevé par d’importants éléments exceptionnels, a indique dans un communiqué la banque française, jeudi 13 février. Les comptes de la deuxième banque de la zone euro ont notamment été lestés au dernier trimestre par une provision exceptionnelle de 798 millions d’euros (1,1 milliard de dollars) liée au régime de sanctions établies par Washington à l’encontre de plusieurs pays dont l’Iran.
Ce résultat est inférieur aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur 5,72 milliards d’euros, selon le consensus établi par FactSet.
Sur le seul quatrième trimestre, la banque a donc essuyé une déconvenue particulièrement sévère avec une chute de son bénéfice net de 75,5% à 127 millions d’euros, le produit net bancaire ayant progressé de 1,8% à 9,56 milliards. Les comptes ont aussi été pénalisés par une dépréciation d'écart d’acquisition (goodwill) du réseau italien BNL à hauteur de 186 millions d’euros.
BNP Paribas estime que la vague de régulation du secteur à l'échelle du Vieux continent est terminée et met la touche finale à un nouveau plan stratégique triennal dont les contours seront dévoilés le 24 mars. La banque veut atteindre une rentabilité des fonds propres supérieur ou égale à 10% en 2016. Au cours de la période 2014-2016, le groupe prévoit également de faire progresser ses revenus de 10% en déployant ses efforts autour de cinq grands axes stratégiques.
Le groupe proposera un dividende de 1,5 euro par action, stable d’un an sur l’autre et qui représente pour 2013 un taux de distribution des bénéfices de 40,8%. Au cours d’une interview accordée à Reuters Insider, le directeur financier Lars Machenil a déclaré que la banque souhaitait porter son taux de distribution à environ 45% dans le cadre du plan stratégique du groupe.
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