Le directeur général intérimaire d’UBS face au défi de la restructuration
Appelé à remplacer Oswald Grübel, terrassé par l’affaire de transactions non autorisées qui a entraîné 2,3 milliards de dollars de pertes, Sergio Ermotti doit désormais affronter la dure tâche de remettre l'établissement sur pieds. Il a estimé samedi que ce scandale avait mis au jour une exposition au risque «totalement inacceptable» et indiqué que sa priorité serait d’examiner les procédures de contrôle de la banque et de mener une enquête interne sur les pertes subies.
«Nous sommes conscients de faire face à une période difficile sur le plan externe, et ce dernier incident ne fait que rendre plus impératif encore une réaction de notre part. N’oublions pas pour autant qu’UBS est l’une des banques les mieux capitalisées au monde», a déclaré Sergio Ermotti. L’enquête interne sur les pertes devrait aboutir dans un délai de 10 à 14 jours, mais du fait des enquêtes externes, UBS ne pourra pas nécessairement en révéler les conclusions, a précisé Sergio Ermotti.
Le conseil d’administration a demandé à ce dernier d’accélérer la réduction des activités de banque d’investissement. Le processus doit être détaillé le 17 novembre à New York. Selon le président du groupe, Kaspar Villiger, l’avenir du directeur de la banque d’investissement, Carsten Kengeter, n’est pas menacé, ce dernier ayant avec ses services accompli un «excellent travail» pour limiter les pertes découlant des transactions non autorisées.
Depuis l’annonce des pertes le 15 septembre, le titre UBS a cédé plus de 10%. Il a cependant repris 4,8% vendredi, sur l’espoir que le conseil d’administration de la banque accepte une restructuration majeure. Kaspar Villiger a ajouté que Sergio Ermotti, qui a rejoint UBS en avril en provenance de la banque italienne UniCredit, serait un bon candidat pour remplacer de façon permanente Oswald Grübel.
Alors que l’affaire UBS a mis en lumière l’influence grandissante du marché des ETF, l’Autorité européenne des superviseurs de marchés (Esma) doit tenir aujourd’hui à Paris une réunion publique pour discuter d’une réforme des produits indiciels cotés. L’Esma a publié en juillet sa consultation indiquant que les régulateurs étaient prêts à envisager une réécriture détaillée des règles gouvernant les ETF et les Ucits structurés.
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