Son directeur général a beau expliquer, argumenter, persévérer, la Bourse n’est pas tendre avec la Société Générale (lire page 10). Plutôt que de saluer la constance de sa stratégie, le marché lui fait payer l’absence de changement radical de son modèle au sortir de la crise financière, au contraire de certains de ses concurrents européens, comme Credit Suisse ou UniCredit ; quitte à oublier au passage les augmentations de capital massives et la dilution consécutive que la banque française a épargnées depuis dix ans à ses actionnaires. Si personne ne lui fait le procès en rentabilité qui vaut à Deutsche Bank de vivre un enfer en Bourse, la décote dont elle souffre est douloureuse à porter. Elle traduit le doute sur la pertinence d’une démarche singulière et opiniâtre, mais dont on ne sait toujours pas si elle ne condamne pas la Société Générale à quitter la première division, entendez le groupe des banques systémiques mondiales qu’établit tous les ans le Conseil de stabilité financière. La banque a-t-elle toujours les moyens de figurer parmi les plus petites des grandes, au prix d’une coûteuse surcharge en fonds propres, ou ne serait-elle pas mieux à sa place parmi les plus grandes des petites ?
On n’échappe pas à son histoire. Dix ans après l’affaire Kerviel, le procès en fragilité de la Société Générale n’est pas clos, comme vient encore de le montrer l’inquiétude quelque peu exagérée des analystes touchant les derniers litiges en cours. Et près d’une décennie après le mariage de sa gestion d’actifs avec celle du Crédit Agricole, la perte de ce qui constitue aujourd’hui un moteur d’activité important de ses concurrentes n’a pu être compensée par l’ajout d’autres activités, en dépit de la croissance et des perspectives encourageantes de Lyxor. Ni le redécoupage de ses activités à l’international, ni le puissant effort de numérisation en plein développement dans tous les métiers ne peuvent faire oublier l’interrogation qui pèse sur certains d’entre eux dont la taille critique s’élève, comme les services aux investisseurs voire certains pans de la banque d’investissement. La hausse des coûts réglementaires et des investissements pose un problème redoutable à toutes les banques européennes. La Société Générale le sait mieux que personne.
Pour compliquer un peu plus sa tâche, la BCE a annoncé son intention de ne pas précipiter la remontée des taux (lire page 16), qui aurait pu donner un peu d’air à la banque française. Dès lors, celle-ci devra compter quelque temps encore sur ses propres forces et trouver en elle-même les ressorts de son renouveau. Pour ses dirigeants, le défi est essentiellement managérial : fédérer toutes les équipes, aux compétences reconnues, autour du projet commun, sans hésiter à les renforcer au besoin par des embauches fédératrices. Etre prête pour profiter de la consolidation qui s’annonce dans les prochaines années passe aussi par là. Le défi n’est certes pas facile. La Société Générale a déjà montré qu’elle savait les relever.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue