Le Crédit Mutuel-CIC tire parti d’une bonne dynamique dans la banque de détail
Le groupe CM5-CIC, qui rassemble le CIC et cinq fédérations du Crédit Mutuel, a levé le voile jeudi sur des résultats solides au titre de 2010. Sur la base d’un produit net bancaire en hausse de 3,5% à 10,9 milliards d’euros (dont près de 25% réalisés à l’international), le résultat net comptable a progressé de 60,4% à 2,3 milliards d’euros, assorti d’un coût du risque en recul de 38,2% à 1,3 milliard d’euros. Le groupe a ainsi pu renforcer sa solvabilité, portant son ratio tier one de 10% à 10,8% sur un an.
Le groupe CM5-CIC, qui intégrera l’an prochain les comptes de cinq nouvelles fédérations et sera dès lors rebaptisé CM10-CIC, a notamment tiré parti d’une bonne dynamique dans les activités de banque de détail. Avec une hausse des dépôts de 12,7% à 127,3 milliards et une croissance des crédits de 5,6% (+8,1% dans l’habitat) à 186,5 milliards d’euros, le produit net bancaire a progressé de 6% à 8,4 milliards d’euros.
Le résultat imposable de l’activité a ainsi crû de 58,5% à 2,4 milliards d’euros. «Le recul du coût du risque (30,6% à 1,2 milliard d’euros, ndlr) a été concentré sur le marché de l’entreprise, qui a vu ses provisions reculer. Un certain nombre de dossiers se sont résolus», a souligné Alain Fradin, directeur général de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Le coefficient d’exploitation a chuté de 3 points, à 58,2%.
Dans l’assurance, où le chiffre d’affaires a crû de 14,1% à 9,2 milliards d’euros grâce à l’assurance-vie (en hausse de 18,4%), le résultat avant impôts a augmenté de 34,9% à 828 millions d’euros, contre une hausse de 51,2% à 341 millions d’euros dans la banque de financement. Dans cette dernière activité, le coût du risque est passé de 158 millions d’euros en 2009 à 35 millions d’euros.«Ce coût est bien réparti. Nous n’avons pas de dossiers en grande difficulté», a indiqué Alain Fradin.
Dans les activités de marché, où les résultats avaient nettement rebondi en 2009 après une année 2008 difficile, le résultat avant impôts a été réduit de 657 à 440 millions d’euros sur un an. «Des créances Lehman Brothers ont été cédées à 52% de leur valeur, ce qui a permis une reprise de provisions», a souligné Alain Fradin. En termes de coût du risque, le groupe a enregistré une reprise globale de 4 millions contre une charge de 221 millions en 2009.
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