Le Crédit Mutuel CIC rééquilibre son bilan à marche forcée
Première des grandes banques françaises à publier ses comptes semestriels, le Crédit Mutuel CIC a fait état hier de résultats contrastés. Le groupe, qui rassemble 11 fédérations régionales (excluant Arkéa) ainsi que le CIC, a dégagé un résultat net de 815 millions d’euros au premier semestre. La hausse est nette par rapport à un deuxième semestre 2011 aux bénéfices amputés par le coût de la crise grecque. Mais le recul atteint 27% sur un an. Le résultat net du seul CIC a baissé dans les mêmes proportions, à 374 millions.
Le rééquilibrage du bilan est impressionnant, témoignant des efforts d’adaptation des banques européennes, et notamment françaises, dans la perspective de mise en place des ratios de liquidité Bâle 3 au 1er janvier 2015. En un an, le ratio de crédits sur dépôts du CIC est passé de 138% à 125%. L’encours de prêts au logement n’augmente quasiment plus (+0,9%), tandis que les dépôts progressent de 11%. Au niveau du CM11-CIC, les dépôts augmentent aussi environ cinq fois plus vite que l’encours de crédit (+10,3% contre 2,2%). Le ratio de prêts sur dépôts atteint encore 131%, mais il affichait 11 points de plus il y a un an et 5 de plus fin décembre.
Ce rééquilibrage rapide, qui se lit aussi dans la réduction du total de bilan du CIC, explique-t-il la baisse des revenus du groupe? Le recul du produit net bancaire sur un an constitue en effet l’autre aspect marquant de cette publication. Loin de se cantonner à la banque de financement, il touche les activités de détail, aussi bien au CIC (-6,4% à 1,55 milliard d’euros) que dans l’ensemble des enseignes (-6,3% à 4,36 milliards). Des évolutions peu encourageantes, sur lesquelles le groupe est resté hier avare d’explications.
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