Le Crédit Agricole étend à CA CIB son mécanisme de garanties réciproques
Dans un climat tendu sur les marchés, le Crédit Agricole veut mettre toutes les chances de son côté: il va adapter ses relations avec sa filiale de financement et d’investissement CA CIB aux critères de Moody’s, qui a dégradé hier les notes de la structure cotée de la banque verte, Crédit Agricole SA (CASA).
En effet, le groupe a annoncé hier «la mise en place d’un mécanisme de soutien formel de CA CIB [...] sous la forme d’une garantie générale, ou à travers l’affiliation de CA CIB par CASA». La mise en place du mécanisme est prévue pour «le début du mois de décembre».
Cette décision est la conséquence de «la mise sous surveillance par Moody’s des notes long terme et de dépôts de CA CIB». Plus précisément, la banque verte entend mettre fin au traitement séparé que l’agence de notation réservait à la filiale de CASA. En effet, depuis 2007, Moody’s ne considère plus les banques de financement et d’investissement comme faisant partie du cœur de métier des groupes bancaires mutualistes, quand bien même les premières seraient filiales à 100% des seconds – ce qui est le cas de CA CIB.
Alors que les notes de long terme et de dépôts de CA CIB sont inférieures d’un cran à celles de CASA (soit Aa3), l’objectif du groupe est d’étendre le mécanisme d’engagements réciproques qui lie CASA aux caisses régionales. Selon ces accords, les ressources du réseau peuvent être utilisées au bénéfice d’un des membres. CASA doit s’assurer que chaque caisse affiche une liquidité et une solvabilité suffisantes: il centralise et gère les risques financiers des caisses. De leur côté, celles-ci garantissent tout engagement de CASA envers des tiers et se garantissent également entre elles. Ces éléments expliquent que les caisses et CASA jouissent des mêmes notes.
La banque verte assure que «garantie générale» et «affiliation» constituent «deux moyens de formaliser le soutien de CASA à CA CIB», avec une force équivalente aux yeux de Moody’s. Celle-ci en a tenu compte hier. Comme pour CASA en juin, l’agence de notation avait placé les notes de la BFI sous surveillance avec implication négative. Plus maintenant. «Les notes Aa3 de CA CIB sont toujours sous surveillance, désormais dans une perspective incertaine (auparavant négative), au cas où elles seraient alignées avec les notes de CASA suite à l’extension possible du soutien mutualiste du groupe Crédit Agricole envers CA CIB», écrit Moody’s.
Plus d'articles du même thème
-
Le gouvernement turc crée un conseil pour la liquidation forcée des fonds
De nouvelles mesures ont été discutées pour le renforcement de la supervision des marchés en Turquie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan. -
Nexity lance Nex'One pour accompagner la distribution de ses produits immobiliers auprès des CGP
Le promoteur immobilier lance une plateforme permettant de simuler le rendement et l'investissement nécessaire d'une acquisition immobilière. -
Les prix de l’énergie restent cruciaux pour les marchés obligataires
Il est difficile de dissocier les anticipations de taux d'intérêt à court terme des fluctuations des marchés mondiaux de l'énergie.
ETF à la Une
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le gendarme bancaire et financier alerte à nouveau sur le risque quantique
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Wero engage sa seconde croisade en Europe, soutenu par BNP Paribas
Contenu de nos partenaires
-
L’âge d’or et de raison d’Amouage
Depuis sept ans, Renaud Salmon accompagne la mue de la maison omanaise de parfumerie Amouage. Pour ses deux nouvelles créations extrêmement concentrées, Overture 41 et Decision 42, le directeur créatif livre une partition de haute-volée. -
Hôtellerie de luxe : le Gard s'impose comme la destination chic de l'automne
Entre Castillon-du-Gard et Uzès, quinze kilomètres suffisent pour traverser les siècles. Deux hôtels cinq étoiles ponctuent cette échappée dans un Sud encore lumineux, enfin libéré de la foule estivale. Ici, le luxe tient à une équation simple : le temps et l'espace. -
« Comme une Constitution » : Ce que contient l’accord sur l’IA de Donald Trump avec la Silicon Valley
Mardi, le président américain a signé un accord d’autorégulation avec les patrons de l’IA. Le texte prévoit surtout la mise en place d’audits pour vérifier la conformité des modèles aux normes de cybersécurité