Le Crédit Agricole décroche son premier mandat de sous-traitance monétique avec HSBC
C’est une première pour Crédit Agricole Cards & Payments. Le pôle de la banque verte spécialisé dans le traitement des paiements a décroché pour cinq ans le contrat de sous-traitance de la monétique d’HSBC en France. Une prestation assurée jusqu’à présent par Natixis, qui perd ainsi un client historique.
HSBC France confiera ainsi à la filiale de la banque verte «l’ensemble des prestations monétiques (porteurs, commerçants et automates) ainsi que l’échange pour la compensation domestique de ces opérations de paiements, soit environ 500 millions d’opérations par an». La filiale française de la banque britannique restera cependant participant direct aux différents systèmes de place tels que le GIE Carte Bancaire.
L’appel d’offres de ce contrat a été lancé à l’automne dernier. Le Crédit Agricole a présenté son offre en novembre, en même temps que d’autres candidats, dont le Crédit Mutuel. Puis il a été retenu en «short list» avec Natixis, avant d’être choisi en mai. Les modalités du contrat ont été finalisées en juin. Les conditions tarifaires de la prestation ont pesé dans la balance, mais HSBC France a aussi basé son choix sur certaines demandes spécifiques. «Compte tenu de la typologie de la clientèle, la banque recherchait de la souplesse dans la gestion des plafonds sur les paiements et retraits par cartes bancaires à l’étranger», indique une source proche du dossier à titre d’exemple.
Avec ce premier contrat, la banque verte concrétise sa nouvelle stratégie, annoncée au printemps, d’ouverture aux tiers et à l’échelon européen de sa plate-forme de paiements,. Crédit Agricole Cards & Payments est en effet devenu fin mars le nouveau nom du Cedicam, un outil qui était jusqu’à présent exclusivement tourné vers les caisses régionales, LCL, et le pôle de crédit à la consommation du groupe. La concomitance de ce changement de nom et du gain du contrat HSBC France n’est évidemment pas fortuite.
Vu le poids du Crédit Agricole dans la banque de détail en France, le groupe dispose d’une bonne base de départ pour amortir ses coûts fixes et être compétitif. CA Cards & Payments traite 7,7 milliards d’opérations par an. HSBC France ne représente «que» 6,5% de cette masse, mais permettra à l’usine d’abaisser encore le coût de traitement des paiements dans cette industrie de volumes.
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