Le crédit à la consommation en France connaît une fin d’année difficile
Le répit de la rentrée n’aura été que de courte durée. Après un rebond de 4,6% septembre et un recul maîtrisé de 0,6% en octobre, la production de crédit à la consommation par les établissements spécialisés a lourdement chuté en novembre: elle atteint 2,84 milliards d’euros, soit une baisse de 9% par rapport au mois de novembre 2012, selon les derniers chiffres de l’Association française des sociétés financières (ASF), qui pèse un peu moins de la moitié du marché français. Depuis le début de l’année, la production recule de 1,9%, à 31,6 milliards d’euros. Cumulant 34,7 milliards sur les 12 derniers mois, elle cède 23% par rapport au point haut atteint en septembre 2008.
A part la sous-catégorie des «autres biens et services» (deux-roues, bateaux de plaisance, etc.) dans les crédits affectés, toutes les familles enregistrent une chute de leur production, signe que les ménages ont adapté leur consommation au contexte de crise économique. Dans les crédits affectés, la production de prêts pour l’amélioration de l’habitat et pour l’équipement du foyer s’effondre de près de 21%, tandis que le financement automobile enregistre un recul de 10%. La méforme de l’automobile se retrouve dans les opérations de location avec option d’achat, dont la production chute de 13%.
Celle des crédits renouvelables –dont le développement est entravé par la loi Lagarde depuis 2010 et le sera encore davantage par la future loi Hamon, examinée par le Sénat en seconde lecture le 27 janvier– poursuit son retrait. Celui-ci semble inéluctable: -6,9% en novembre à 982 millions d’euros, -3,1% depuis le début de l’année. A l’inverse, les prêts personnels ont suivi une tendance similaire le mois dernier (-6,4% à 886 millions), mais maintiennent une production en hausse pour 2013 (+2,4%).
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