Le Comité de Bâle s’attaque aux arbitrages réglementaires
Le Comité de Bâle resserre les mailles du filet. Le régulateur bancaire a publié vendredi des propositions afin d’éviter que les banques ne se livrent à des arbitrages réglementaires en achetant des protections de crédit sur certains de leurs portefeuilles. La consultation est ouverte jusqu’au 21 juin.
Le texte constitue la suite logique des craintes exprimées par le Comité de Bâle en décembre 2011. Lorsqu’une banque achète de la protection sur un portefeuille de crédit, par exemple au moyen de contrats contre le risque de défaut (CDS), elle peut diminuer immédiatement la pondération en risque des encours couverts et donc les exigences en fonds propres réglementaires qui y sont attachées. Le coût de cette assurance, payée à travers des primes annuelles, est quant à lui étalé dans la durée.
D’où le risque d’arbitrage réglementaire, notamment sur les tranches de titrisations retenues aux bilans des banques: dans certaines transactions structurées, le montant cumulé des primes peut être fixé de telle sorte qu’il serait égal à la valeur des tranches couvertes ou aux pertes réalisées. «Dans de tels cas, il n’y a aucun transfert de risque significatif», estime le Comité. La banque achète une protection fictive qui diminue son besoin en capital en année «N».
Le Comité de Bâle propose donc que les banques calculent la valeur actualisée de leurs primes d’assurance pour tenir compte de ce coût dès la réalisation de la transaction. Cette valeur serait traitée comme une exposition en risque de crédit, pondérée à 1.250%. Toutes les transactions ne seraient pas couvertes. Seules les opérations concernant des portefeuilles qui auraient été pondérés à au moins 150% en l’absence de toute assurance sont concernées.
Plus d'articles du même thème
-
Le fil des négociations n’est pas rompu entre Washington et Téhéran
Après avoir rejeté durant le week-end le plan iranien destiné à rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump s’attend à une poursuite des discussions cette semaine. -
«La correction sur les taux nous paraît excessive»
Mikaël Pacot, responsable Investissements Souverains et SSA chez BNP Paribas AM. -
«Nous demeurons constructifs sur les marchés actions»
Valentin Bissat, chef économiste et stratégiste senior chez Mirabaud AM
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Sénatoriales : pour la première fois, le RN aura un groupe au Sénat
Associé à l'UDR d'Eric Ciotti, le Rassemblement national est sur le point de diriger un groupe au Sénat. Une première dans l'histoire du parti -
Lignes rougesRussie – Europe : l’étrange et inquiétante escalade
Face à des attaques hybrides russes de plus en plus affirmées, les Européens sont parfois pris au dépourvu. Ils planchent toutefois sur des modes collectifs de riposte -
EditoLa France au révélateur de la Léonmania
Que dit de notre pays l'incroyable succès de la visite du pape Léon XIV à Paris ?